‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 455 sur 513 · Bell. Jug. c. VIT, VIII. Cf. Appian., ibid · texte numérisé non relu

Bell. Jug. c. VIT, VIII. Cf. Appian., ibid

2. Fragm. XXX, 6. Non., vv. Pretium, Ilonor. E. F. Corpet, p. 199.

ANCIENNE SATIRE LATINE. — VARRON

(JOURNAL DES SAVANTS, cahiers doctobre et novembre i86l. pages 58P, 673'.)

.... Au nombre des écrits de Varron, M. Boissier ■iinsi que plusieurs savants critiques avant lui, compte ces Libri navales* que d'autres, et particulièrement Wernsclorl , ont regardés comme un poëme de son homonyme Varron d Aiax croyant apercevoir la trace et de l'œuvre et de I auteur dans ces vers d'Ovide :

Velivoli que maris vates, oui credere possis Carmina cœruleos composuisse deos*.

■l'ignore ce qui en est, mais je ne puis trouver sans répli- -fue 1 argument tiré par M. Boissier, de la phrase de Vé-

quefo,. a,tnbués, a ,ort^selo„ ^oi, à ses Satires Mé'nïppées. ^"^' 4. Ve Pont. IV, ivi, 21.

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402 ANCIENNE SATIRE LATINE

gèceS qui nous a fait connaître Texistence des Libri navales. Végèce y dit, en effet, en parlant des signes de la tempête : (?i/^ Virgilius dîvino pxne comprehendit ingenio, et Varro in libris navalibus diligenter excoluit. Pour Wernsdorf, le rapprochement seul de ces noms, Virgile et Varron, est une preuve suffisante qu'il s'agit de deux poêles; pour M. Boissier, l'opposition des mots divino ingénia et diligenter, des idées d'art et d'exactitude, est une preuve, au contraire, que la phrase désigne des écrivains de genre divers, un poëte et un prosateur. Il m'est difficile d'admettre cet\e dernière conséquence. Qu'on remplace, en eflet, Varron par Aratus, dans la phrase de Végèce, elle se trouvera parfaitement juste. Vir^^ile choisit parmi les pronostics, il ordonne, il compose, et admirablement, comme toujours, divino ingénia; Aratus ne compose point, il est complet, il est exact, il a, malgré son élégance et son harmonie, le prosiïsme d'un écrivain purement didactique. Ce mot diligenter, qu'on pourrait à si jusle titre lui appliquer, conviendrait, par la même raison, en parlant de l'habile 'poète latin qui l'avait traduit fidèlement, avant que Virgile l'imitât avec originalité.

Les anciens, en bien des choses, se croyaient sûrs d'être entendus k demi-mot. Voilà pourquoi, par exemple, il leur est souvent arrivé de nommer Varron sans désignation plus précise, nous préparant par là des sujets de doute et des occasions de méprise. Ce qu*a fait Végèce, Velleius Paterculus l'a fait aussi* dans une phrase où il ])laîl à M. Boissier', ce qui est bien naturel, de reconnaître son auteur, et où j'aime mieux voir le poëte auquel il a déjà retiré la propriété des Libri navales. L'historien y termine une énumération des grands hommes qui ont marqué la fin du septième siècle de Rome par des noms de poètes: .... Auctoresque carminum Varronem ac bicretium, ncque ullo.... minorem Calullum. N'est-il pas évident, par le seul rapprochement des noms qu'il s'agit ici du poëte qui, sinon par ses satires, où, selon Horace*, il n'avait pas réussi, du

VARRON

\.DeRe milil. V, 11.-2. Hist. II, 3G. — 3. Voy. p. 75.

Scrm. I, X, 4G.

moins par ce que Properce* et Ovide* ont célébré, par son heureuse imitation des Argonauliques d'Apollonius de Rhodes, par ses élégies, par ses compositions didactiques, s'était élevé assez haut dans la littérature de son temps et non pas du polygraphe pour qui la poésie, quelque degré d'estime qu'il convienne d'accorder à ses vers, n'avait été qu'un accident passager, qu'un accessoire?...

.... Content d'avoir marqué d'avance, non pas toujours avec certitude, mais avec vraisemblance, la succession chronologique des ouvrages de Varron, M. Boissier ne se fait pas scrupule de s'en écarter, dans la distribution de ses chapitres, pour y rassembler sous un même point de vue ce que rapproche, malgré les dates, la communauté des sujets.

C'est elle, du moins, qui le détermine à commencer sa revue par les Satires Ménippées, où l'emploi fréquent des vers lui révèle une imagination neuve encore, et la mention non moins fréquente des systèmes philosophiques, un récent disciple des écoles d'Athènes. Ce n'est pas qu'il se refuse à voir plus que d'autres que cette œuvre de jeunesse a dû rester assez longtemps sur le métier, et le recueil se grossir d'année en année, au gré de l'occasion et de la fantaisie, de pièces du même genre. Gela est bien évident, par exemple pour ce Monstre à trois têt:s, ce Tpixapavoç] dont a parlé Appien', comme offrant la peinture, assez évidemment satirique, du premier triumvirat.

Le titre du recueil, Satires Mènippées, a dû d'abord fixer son attention et l'inviter à y chercher une première notion de la nature de ces ouvrages. Varron y revenait, rétroi^Tadant jusqu'à Ennius, à cette sorte de mélange qui caractérisait, le mot même l'indique, l'antique satura; il v

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