‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 457 sur 513 · Modius. Voy. le recueil d'Œhler, p · texte numérisé non relu

Modius. Voy. le recueil d'Œhler, p

4. Gloria. Voy. ibid. p. 137 ; M. Œhler refait à sa nianière le troisièofie vers, dont le texte a été fort controversé. M. Vahlen, p. 4, remplace ignoscite par gnoscite.

ANCIENNE SATIRE LATINE

d'une invention heureuse, à en juger par les exemples qu'en donne M. Boissier :

Un voyngeur, errant par le monde et écrivant ses

voyages, trouve l'occasion de railler tous les travers qu'il y a observés». — Un admirateur des mœurs du temps, qui ne trouve rien de meilleur qu" Rome et son luxe, aborde chez des Barbares qui lui font la leçon*. — Un vieux Romain s'endort sous les Gracques, au temps des vertus austères, et se réveille pendant les horreurs de Catilina*. — Dégoûté de tout ce qu'il voit, et ne trouvant rien qui lui plaise dans la ville qu'il habite, Varron prend la peine d'en faire une exprès pour lui et l'appelle Marcopolis*.

H y a peu de ces Ménippèes dont les fragments ne révèlent ainsi quelque petit drame, avec son action et ses perrsonnages, qui sont souvent ceux du théâtre lui-même, alors fort en vogue, ceux de la comédie, comme Tacteur du prologue, l'esclave, le parasite, ceux même de la tragédie. A ce propos, M. Boissier, se défiant un peu trop, je crois, de Fart de Var'on, se demande comment il pouvait, prenant si loin son point de départ, en venir avec naturel à son sujet présent ; ce qu'avaient à faire Ajax ou Médée au milieu de ses discussions }»hilosophiques, de ses censures des mœurs romaines. La réponse est dans la pratique analogue 'des autres satiriques latins et particulièrement d'Horace, qui fait argumenter son stoïcien ridicule, Damasippe, contre Agamemnon*; son sage contre le roi de Thèbes, Penthée®; chez qui Tirésias, consu'té par Ulysse, lui conseille comme moyen de refaire sa fortune, dissipée par les amants de Pénélope, la chasse aux héritages, si pratiquée du temps d'Auguste'.

Passant aux vers des Ménippées, dont le mélange avec la î prose « reste le trait le plus saillant et la plus grande originalité » de ces satires, M. Boissier énumère les productions poétiques qu'attribuent à Varron les témoignages an-

1. Periplus, ihid. p. 193. — 2. "Amixov jxsTpeT;, tbtd., p. 94.

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