‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 46 sur 513 · I. Od.\,xxxv. -2. Ibid., XXXIV · texte numérisé non relu

I. Od.\,xxxv. -2. Ibid., XXXIV

Neque enim dia de clade coDrta

Flammœ tempestas, Siculiim dominata per agros, Finitimis ad se convertit gentibus ora; Fumida quum cœli scintillare omnia templa Cernantes, pavida complebant pectora cura, Quid moliretur rerum Natura novarum^

Il en est encore ainsi quand il recherche d*où est veauB chez les hommes l'idée de la puissance des dieux, et, par suite, rétablissement des religions et des cultes*. Dans ce morceau, d'une intention certes bien irréligieuse, le tableau de la terreur qui, s'emparant du cœur de Thomme en présence de quelques grands phénomènes de la nature, de quelques grandes catastrophes, l'amène, par le sentiment de sa faiblesse, par le trouble secret de sa conscience, à tourner sa pensée vers la divinité, ce tableau, qui pourrait lui-même être opposé avec avantage à la thèse de Lucrèce, se termine oar des vers où de bons esprits, Bayle», L. Racine* d'après lui, d'autres encore, ont pensé, à tort je crois, mais non sans vraisemblance, que le poëte épicurien confessait involontairement la Providence.

Quel est l'homme dont le cœur ne se serre, dont les membres ne rampent glacés par reffroi, à la pensée formidable des î'^ï.l' V'I^l ^"'"FP^" '*'' terribles traits de la foudre, la terre embrasée s ébranle, et que de menaçants murmures parcourent

flii ?'-^'- ^^^ P''"P'P'' '■'''''■* ^°"' dans la teneur; les rois superbes frissonnent, redoutant le courroux des dieux • ils craignent que pour qu.^lcpie action coupable, quelque parole orgueilleuse, le temps de leur châtiment ne sôit arrivé Et Muaniuiie violente tempête balaye, à la surface de la

r^! ku"u^^"/''^' .^^^^ ^^ "''"''• =^vec ses puissantes légions et ses éléphaits, n ess»ye-t-il pas tout tremblant d'apaiser la

,,i'"c fif"f ^"^ ""'Tb n''mp'ore-t-il pas de la pitié des vents un souffle favorable ? Mais c'est en vain, puisque souvent envebppé par un tourbillon, il n'en est pas moins emporté vers

secrète se plaît a écraser l'humanité, foulant aux pieds les

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