Fpist. od Quint, frai II
k. lOid., m, 1, 4.
Nous n'en connaissons que le titre, Liriion^ Abtao'jv, la Prairie ou la Guirlande. C'est un de ces titres prétentieux dont Pline* nous a donné la liste, et que nous n'avons guère le droit de reprocher à l'antiquité. Que de poètes modernes dont Molière pourrait dire encore :
Ses titres ont toujours quelque chose de rare .
On ne sait pas davantage quand Cicéron a écrit ces traductions d'Homère et des tragiques grecs, particulièrement, dont :1 a paré ses traités.
Il résulte de cette revue que dans ses poésies, simple épisode de sa vie politique et de sa vie littéraire, la traduction a alterné avec la création originale, et dans celle-ci l'histoire avec la fable. Insistons maintenant sur celles dont il est resté quelque chose, sur ces comf)ositions épiques de sujet emprunté à Tbistoire où il a célébré Marius et s'est célébré lui-même ; sur quelques morceaux traduits d'Homère, d'Eschyle, de Sophocle, d'Euripide ; sur la traduction des Phénomènes et des Pronostics d'Aratus et, à cette occasion, sur Aratus lui-même, Tun des modèles Alexandrins dont s'est le plus préoccupée l'imitation latine.
Ce n'est pas sans étonnement que Ton voit Cicéron choisir pour le héros de son premier poëme historique le chef, si glorieux sans doute, mais si cruel, si sanguinaire, du parti qu'il devait combattre tout le reste de sa vie. La vanité avait part à ce choix: dans Marius, le jeune Cicéron se plaisait à honorer son compatriote, originaire comme lui de la petite ville d'Arpinum, et parvenu, ce qu'il espérait pour lui-même, d'une humble condition à la plus haute fortune. Après tout un tel sujet pouvait bien attirer, sous la dic-