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Hie,le roi du ciel lui-même fait retentir sa foucVe, et le présage éclatant de l'aigle est confirmé par Jupiter.
Hic Jovis altisoni subito pinnata satelles, Arboris e trunco scrpentis saucia morsu, Subigit ipsa feris transfigens unguibus anguem Semianimum, et varia graviter cerviceraicantem. Quem se intorquentem lanians, rostroque cruentang. Jam satinti animum, jani duros ulta dolores, Abjicit efflantem, et laceratum affligit in unda, Seque obitu a solis nitidos convertit ad ortus. Hanc ubi praspetibus pinnis lapsuque volantem Conspexit Marius, divini numinis augur, Faustaque signa suae taudis, reditusque notavit, Partibus intonuit cœli pater ipse sinistris : Sic aquilae clarum firmavit Jupiter omen.
On doit se féliciter que l'auteur de ces beaux vers ait pourvu lui-même à leur conservation en les faisant citer, dans le traité de la Divination, par son frère Quintus, grand amateur de poésie, sinon grand poète. Ailleurs, au premier chapitre du traité des Lois, usant du même détour, et par l'entremise du même personnage, renforcé d'Atticus, Gicéron s'est chargé aussi de rendre hommage, un hommage au reste bien mérité, à cette belle inspiration poétique de sa jeunesse. Ces vers dont un fait naturel, décrit plus tard par Pline*, eût pu lui fournir le sujet, étaient une originale imitation d'Homère ^ L'éloge, d'autre part, devait quelque chose à Platon, que Gicéron se proposait pour modèle dans ses dialogues et particulièrement dans les débuts, quelquefois fort heureusement imaginés, de ces
1. Hist. nat. X, 4 : « Draco multiplici nexualas aquilae ligat,itase implicans ut simul décidât. »