‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 468 sur 513 · jISneid. XI · texte numérisé non relu

jISneid. XI

Utque volans aile raplura cum fulva draconem Fort aqùîla , implicuitque pedes nique un^uibji3 haesit. Saucius at serpens sinuosa volumina versât, SrrëctTsque horret squamis et sibilat ore Arduus insurgens : illa haud minus iirgot adunco l.uctantem roslrp, simul aethera verberatalis.

Dans un autre passage (^eVÉnéide, 1, XlT,v. 255etsuiv., Virgile est revenu sur quelques-uns de ces traits; Juuirney relève le courage des Latins par le spectacle d'un aigle qui enlève dans ses serres un cygne, et que la poursuite d'une troupe d'o:seaux irrités force à lâcher sa proie.

2. En 1777, Fontanes, dans son poëmede l'Homme malheureux; ei 1801, Ducis, dans une de ses tragédies, Fœdor et Wladimir, act. IIJ se. 8. M. Charles de Rémusat y joint Delille.

426 CICERON

Tel* on voit cet oiseau qui porte le tonnerre,

Blessé par un serpent élancé de la terre ;

Il s'envole, il entraine au séjour azuré

L'ennemi tortueux dont il est entouré.

Le sang tombe des airs. Il déchire, il dévore

Le reptile acharné qui le combat encore ;

Il le perce, il le tient sous ses ongles vain pieurs,

Par cent coups redoublés il venge ses douleurs.

Le monstre en expirant se débat, se replie,

Il exhale en poisons les restes de sa vie;

Et Taigle tout sani,^lant, fier et victorieux,

Le rejette en fureur, et plane au haui des cieux.

Quand Voltaire* mettait dans la bouche de Gicéron ce beau vers:

Romains, j'aime la gloire et ne veux point m'en taire ,

il le faisait parler d'après ses propres paroles' et selon son caractère. Cicéron aimait en effet la gloire, la poursuivant avec une ardeur passionnée et ne laissant pas toujours à d'autres le soin de la lui décernerni avait accompli de grandes choses, et souhaitait naturellement qu'elles fussent racontées 3 V^^^ ^^^^^ ^^^ historiens, et au risque de les décourager, comme il était arrivé à l'auteur des Commentaires ^ il écrivit en grec dans un style envié des Grecs, assurait-il, les mémoires de sa vie '. Il souhaitait aussi, cela ne lui était point particulier, que le souvenir de ses actes fût consacré par la poésie : las d'attendre les bons offices de son client Archias*^, il se mit lui-même à l'œuvre

1 . Voltaire est plus conforme à Virgile qu'à Cicéron en faisant de ce qui est chez celui-ci un présage, une comparaison, comme chez l'autre.

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