‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 470 sur 513 · Epistol. ad Attic. II · texte numérisé non relu

Epistol. ad Attic. II

CICÉRON

déjà ami de Pompée, il assurerait ainsi du repos à sa vieillesse. Un noble scrupule l'arrête : il se souvient des paroles qu'il s'est fait adresser par Calliope, au troisième livre du poëme Sur son Consulat :

Cette carrière où tu es entré dès les premiers jours de ta jeunesse, où, consul, tu as marché avec courage, il faut la suivre avec persévérance, ajoutant sans cesse à ta renommée et à TesLime des bons citoyens.

Le devoir qu'il s'est ainsi prescrit à lui-même, par la voix de la Muse, dans un livre tout plein, dit-il, des maximes qui font le bon citoyen, iln'y peut être inlidèle. Il s'y affermit par une autre autorité poétique qu'il ne craint point d'invoquer en même temps que la sienne, prenant pour lui ce qu'Homère a fait dire si dignement à Hector:

Je ne connais qu'un augure, le meilleur de tous, combattre pour sa patrie.

Sed me KaTaraats mea illa commovet quag est in libro III :

Interea cursus, quos prima a paite juvcntae Quosque adeo consul virtute animoque petisti, Hos rétine, atque auge famam laudesque bonorum.

Haec mihi quum in eo libro, in quo multa sunt scripta àpiaroxpaT'.xÔJç, Calliope praescripserit, non opiner esse dubitandum quin semper nobis videatur

ETç o?wvbç dcpioToç di{iûvec6at Kep\ Tcàip/iç*.

Gicéron nous met sur la voie de la même apologie, lorsque, en 698, il écrit h son frère Quintus :

Vous me renvoyez à mon Uranie, et vous me rappelez le discours que je prête à Jupiter, vers la fin de ce livie Comptez que je ne Tai point oublié, et que j'ai fait ces vers pour moimême plus que pour autrui *.

Quod me admonesde nostra Urania, suadesque ut memine-

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