Traduction de J. V. Le Clerc
CICÉRON
rim Jovis orationem quae est in extremo libro, ego vero memini et illa omnia Riihi magis scripsi quam caeteris *.
Ces passages qui nous suggèrent une explication si favorable du dessein de Cicéron dans le De consulotu suo, nous en font en même temps connaître ou soupçonner le plan. Le troisième chant semble avoir été intitulé Calliope, le second Uranie. Il est probable que le nom d'une des Muses présidait aussi au premier. C'étaient de longs discours où les Muses l'entretenaient de ses hauts faits. Ainsi dans ses Économies royales, ses mémoires, Sully s'est fait raconter sa vie par ses secrétaires.
Une telle intervention des dieux, et non-seulement des Muses, mais, on le verra tout à l'heure, de Minerve, de Jupiter, chargés par Cicéron de son panégyrique, lui a été fort reprochée; par Salluste entre autres, dont Quintilien, sans l'approuver assurément, a répété les paroles. L'un et l'autre achèvent de nous initier à l'esprit et à la forme de cette curieuse composition :
Et toutefois Cicéron ne laisse pas de dire qu'il a assisté au conseil des dieux, qu'il y a reçu la mission de veiller au salut de cette ville et de ses citoyens.... Mais que dire de ton insolence? Minerve, à t'entendre, a pris soin de t'instruire, de t'enseigner tous les arts; Jupiter, le grand Jupiter, t'a admis dans le conseil des dieux.... Mais, dis-moi, je te prie, Romulus d'Arpinum....
Atquo haec cum ita sint, tamen Cicero se dicit in concilio deorum fuisse; inde missum huic urbi civibusque custodem.... Sed quid ego plura de tua insolentia commemorem? quem Minerva omnes artes edocuit, Jupiter optumus maximus in concilio deorum admisit.... Oro te, Romule Arpinas*...
Quel que soit l'auteur d*un écrit cité comme de Salluste par Quintilien, mais qu'on a cru d'un rhéteur plus moderne,