‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 473 sur 513 · Inst. orat. XI, i, 17 sqq · texte numérisé non relu

Inst. orat. XI, i, 17 sqq

CICERON

In carminibus utinam pepercisset, quae non desierunt carpere maligni,

et

Cédant arma togae, concédât laurea linguae » !

0 fortunatam natam, me consule, Romam

et Jovem illum a quo in concilium deorum advocatur ; et Mine rvam quae artes eum docuit : quae sibi ille, secutus quaedam Grœcorum exempta, permiserat !

Nous n*en sommes pa«* réduits sur le caractère du poëme de Gicéron de Consulatu suo à ces indications et aux conjectures qu'elles suggèrent*. Ce caractère apparaît tout entier dans le beau fragment du second livre, de VUraniey que nous a conservé Gicéron lui-même '.

Uranie y rappelle à Gicéron les prodiges qui ont annoncé, deux ans k l'avance, la conjuration de Gatilina. Il les avait déjà, dans sa troisième Gatilinaire *, adressée au peuple romain, magnifiquement énumérés, les présentant comme un éclatant témoignage de l'attention donnée par les dieux aux destinées de ce monde et surtout à celles de Rome. G'est la même idée que développe ici la Muse, comme ce sont les mêmes détails qu'elle retrace. Gicéron, qui dans le second livre de son traité De la Divination les a ramenés

1. Linguœ donné par Quintilien et adopté par Lambin et autres ne paraît pas la véritable leçon, mais bien laudi, comme on peut le conclure (le divers pa>sages'de Gicéron {In Hison. xxx ; De Offic. I, 22), où on lit, d'après lei> meilleurs, manuscrits, concédât laurea laudi. C'est la leçon adoptée dans tous ces passages par M. J. V. Le Clerc. Voyez >es noies.

1. On peut les c )jipléter par une note de Servius sur ces vers de la viii*é^'.ogue de Virgile (109 sq.) ;

Aspice : corripuit tremulis altaria flammis

Sponte sua, dum ferre moror, cinis ipse. Bonum siti

Cicéron, «lit-il, avait raconté dans son poëme que sa femme Térentia, oflrant un sacrifice, avait reçu d'un présage semblable un céleste avertissement. C'est ce que raconte aussi Piatarque dans sa vie de Cicéron.

Page 1