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CICÉRON
CICERON
en philosophe h des phénoraèDes purament naturels, pensait autrement comme orateur politique, habile à tirer parti, dans un grand intérêt public, des superstitions populaires, et, à plus forte raison, comme poète non moins autorisé à admettre dans une composition du genre épique l'élément consacré du merveilleux. Ici encore se retrouve la trace de la triple religion définie par Yarron*, naturelle, politique, poétique, qui réduisait les croyances à des syml oies scientifiques, à des moyens de gouvernement, à des conventions littéraires.
Le morceau commence par des vers qui ont quelque analogie avec ceux où Virgile fait- expliquer par Anchise à Énée la doctrine de l'âme universelle *. Chez Gicéron, c'est Jupiter dont la puissance divine remplit, anime, gouverne toute la uature : Jupiter présent dans ces astres dont les carrières déterminées instruisent les hommes par des présages certains. Voil^ Tintention de ce préambule, à ce qu'il semble du moins; car il n'est pas sans obscurité, non plus que sans diffusion et sans désordre, défauts de la poésie d'alors, même quelquefois chez Lucrèce. On doit ajouter, pour être juste, qu'il n'est pas non plus sans éclat, sans énergie, sans grandeur.
D'abord c'est Jupiter dont la flamme rayonnante roule avec les feux de l'éther et éclaire au loin le monde ; dont la divine intelligence pénètre le ciel et la terre, gouverne dans l'homme le sentiment et la vie, puissance mystérieuse, enfermée, cachée dans les profondeurs de l'éternel éther. Et ces astres qui se meuvent dans les cieux, que les Grecs, par un nom tron peur, supposent errants, et qui, selon la vérité, accomplissent dans un espace déterminé une course immuable, si tu cherches sous quels signes ils ont leur place, tu comprendras que tout a été marqué par une intelligence divine.
Principio, etc.
L'auteur du songe de Scipion, où des notions scientifiques se mêlent à l'expression éloquente de notions reli-