‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 480 sur 513 · Epist.ad jamil. XII · texte numérisé non relu

Epist.ad jamil. XII

CICÉRON

en avons souvent fait l'épreuve; votre toge est plus heureuse que les armes de tous.

Quum reipublicae vel salute vel Victoria gaudemus; tum instaurationft tuarum laudum, quod maximus consularis maximum consulem te ipse vicisti, etlaetamur, et mirari salis non possumus. Fatale nescio quid tua) virtuti datum ; idque sœpe jam experti sumus. Est enim tua toga omnium armis felicior.

J'ajoute Pline Tancien, à qui, je me Timagine, le souvenir du même versa fait dire dans son éloquente apostrophe à Gicéron * :

.... Je te salue.... toi qui as le premier, sous la toge, mérité le triomphe, le laurier de la parole....

.... Salve.... primus in toga triumphum, linguaeque^ lau ream mérite....

J'aime à recueillir ces témoignages, qui défendent contre les dédains trop superbes de Sénèque et de Tacite, contre les insolentes épigrammes de Juvénal et de Martial, la pocMe, bien imparfaite sans doute, mais non pas méprisable, de Gicéron.

« De qui sont ces vers? je ne les reconnais pas, » se fait dire Gicéron par son interlocuteur, au second livre des Tusculanes'', ouvrage de Tannée 708. « Ne voyez -vous pas, répond-il, que j'abonde en loisir : Videsne abundare me olioY- » G'est le pendant du : Deus nobis hœc otia fecit. Mais le loisir qui doit charmer Virgile sous Auguste, est importun à Gicéron sous Gésar ; il s'en distrait, il s'en console par la composition de ses traités philosophiques, entremê-

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