‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 483 sur 513 · Ch · texte numérisé non relu

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5. Le dernier collecteur des fragments des tragiques latins, M. Ribbeck, n'a pas conservé dans le ( atalogue du théâtre d'Attius ce titre admis par Belle. Voir à ce sujet, Éludes sur les tragiques grecs, t. 11^ p. «0.

CICÉRON

CICERON

les discours bien plus élégants, mais bien plus éloignés encore de la vérité du drame, où Ovide* et Sénèque* ont fait aussi parler Hercule mourant.

Mais ce n'est pas avec des poètes d'un âge de raffinement ou même peut-être d'un âge de parfaite élégance, qu'il convient de mettre en parallèle Gicéron; c'est plutôt avec le poëte, son contemporain, qui a travaillé comme lui et , par le droit du génie , bien plus efficacement , à polir la rudesse de la vieille poésie latine. Les vers, d'une grande vivacité descriptive, où l'Hercule de Gicéron insiste plus complaisamment que l'Hercule de Sophocle sur l'énumération de ses travaux, peuvent être rapprochés sans trop de désavantage d'un beau passage de Lucrèce. Lucrèce, en effet, élevant les services rendus par Épicure au genre humain fort au-dessus des bienfaits dont il se croit redevable envers des divinités comme Gérés et Bacchus, des demidieux comme Hercule, a fait lui-même des travaux du héros thébain, lieu commun aimé des anciens, une revue brillante', que personne, pas même Virgile*, n'a pu surpasser.

L'auteur d'une des deux remarquables thèses dont le titre se lit en tête de cette étude, M. Faguet, y a fort bien établi, au sujet des nombreuses traductions en vers éparses dans les traités de Gicéron, qu'on peut lui attribuer, avec quelque certitude, non-seulement celles que, comme tout à l'heure, il s'attribue plus ou moins expressément», mais celles aussi qu'accompagne simplement le nom de l'auteur grec traduit, sans mention de son interprète latin*. L'application judicieuse de cette règle l'a conduit, ainsi que M. Glavel qui la lui a empruntée, à un inventaire plus complet qu'on ne l'avait fait encore de la partie des

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