‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 485 sur 513 · Molière, les Fourberies de Scapin^ act. II, se · texte numérisé non relu

Molière, les Fourberies de Scapin^ act. II, se

Quamobrem omnes, quum secundae res suntmaxime, tum maxime Meditari secuin oportet, quo pactoadversam aerumnam ferant : Pencla, damna, peregre redieiis semper secum cogitet, Autfilii peccatum, aut uxoris mortem, aut morbum filiae; Communia esse haec, ne quid horum unquam accidat animo

[novum; Quidquid praeter spem eveniat, omne id deputare esse m lucro.

Voici maintenant, dans la version de Cicéron, assez conforme au texte d'Euripide, le langage de Thésée

Me souvenant de ce que j'avais entendu dire à un sage, je repassais en moi-même toutes les disgrâces qui peut-être m'étaient réservées dans l'avenir, une mort prématurée, le triste éloignement de l'exil, un malheur enfin dont le poids pouvait m'accabler, afin que si le sort m'apportait un jour quelque infortune, le déchirement soudain de la douleur ne trouvât pas mon âme non préparée.

Nam quihaec audita a docto meminissem viro,

Futuras mecum commentabar miserias ;

Aut mortem acerbam, aut exsilii mœstam fugam,

Aut aliquam semper molem meditabar mali :

Ut, si qua invecta diritas casu foret,

Ne me imparatum cura laceraret repens.

Ce passage en appelle un autre, de sens, de ton analogue, également traduit d'Euripide* par Cicéron*, assez fidèlement, avec la même gravité, la même simplicité discrètement ornée :

Si pour la première fois je voyais luire un triste jour, et que je n'eusse pas déjà navigué sur une mer d'infortune, il y aurait lieu de me plaindre, de m'agiter, comme le jeune coursier au contact nouveau du frein. Mais depuis longtemps le malheur m'a dompté et comme engourdi.

Si mihi nunc tristis primum illuxisset dies, Nec tam œrumnoso navigassem salo, Esset dolendi causa; ut injecte equulei Freuo repente tactu exagitantur novo.

Sed jam subaclus miseriis obtorpui.

1. Eurjpid. Fragm. ex incertis fabulis, 141. Edit. Boisson, t. V, p. 398,475.

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