‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 494 sur 513 · Jul. Capitolin. Hist august, Y\i. Gordiani, cap. m · texte numérisé non relu

Jul. Capitolin. Hist august, Y\i. Gordiani, cap. m

CICERON

norait la mémoire de ce père, objet, pour sa piété filiale, d'une respectueuse admiration, il lui disait * :

Mais toi, soit qu'échappé à la prison du corps, tu t'élèves dans les hautes régions, tu passes en revue les phiçes brillantes du ciel, les 61» ments des choses, apprenant ce que c'est que Dieu, d'où vif-nt le feu, par quelle route esi f^niidé le soleil, quelle nauso réduit et renouvelle le disque de Phébé, et que tu ajoutes ainsi aux poéti mes levons d'Aratus; soit que, sur les gazons retirés que le Lethé baigne de ses eaux, non loin du cercle des héros et de leurs mânes heureux, tu converses, digne d'une telle compagnie, avec le vieillard de Méonie, avec le vieillard d'Ascrée, chantant avec eux tour à tour et mêlant tes vers à leurs vers,ô mon père, prête une voix et des inspirations à ma douleur.

At tu, seu membris emissus in ardua tendis, Kulgentesque plagas, rerumque elementa recenses, Quis Deus, unde ignés, quae ducat semita solem, Quœ minuat Phœben, quseque integrare latentem Causa queat, doctique modos extendis Arati; Seu tu Lethœi secreto in gramine campi, Consiiia heroum juxta manesque beatos, Maeoniuni, Ascrajumque senem non segnior umbra Accolis, alternumque bonas et carmina misées, Da vocem magno, pater, ingeniumque dolori 1

Aratus, honoré h. Rome par tant de traductions, y a été l'objet de fréquents et vifs témoignages d'admiration.

Le poète G. Helvius Cinna, cet ami de Catulle, son compagnon probablement dans son voyage de Bithynie, à la suite du préteur Memmius, envoie de ce pays, comme on peut le conjecturer, à un de ses amis, un bel exemplaire d'Aratus, faisant en ces termes les honneurs de son présent :

Hsec tibi Arateis multum vigilata luccrnis Carmina, quis ignés novunus œtherios,

Levis in aridulo malvœ descripla libelle Prusiaca vexi munera navicula*.

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