‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 495 sur 513 · Silv. V, m. Epiccdion in patrem suum, v. 19 sqq · texte numérisé non relu

Silv. V, m. Epiccdion in patrem suum, v. 19 sqq

2. C'est ainsi que donne ces vers A. Weichcrt, l'oelarum latinorumreliquicV, 1840, résumant et discutant, p. IQ'i et suivantes, les leçons et les explications proposées par les principarx ciitiqucs. Quelques-uns à n'jiimus ont préféré ,d'après certains mu: iusciits,moiimuj.\

Ovide, dans l'épilogue du premier livre de ses Anioin^s, poétique chapitre d'histoire littéraire, met l'auteur des Phénomènes au nombre de ces excellents poètes grecs et latins, à qui leurs vers assurent, mieux que ne le font à d'autres les travaux politiques et guerriers, l'immortalité; il lui assigne la durée des astres qu'il a chantés :

Cum sole et luna semper Aratus erit '.

Manilius qui, vers le même temps, a fait quelquefois de ces revues poétiques, ne l'a pas non plus oubHé : il l'a célébré, après Homère et Hésiode, comme Ovide, avant Théocrite et Nicandre, sans le nommer, il est vrai, mais le caractérisant par des traits ingénieux.

Il en est qui ont dit les figures diverses des astres ; ces signes épars dans le ciel qu'ils parcourent, ils les ont liés à la naissance de chacun des mortels, ils en ont fait la cause de nos destinées.... Les autres astres attachés à la diversité des accidents humains, ils ont voulu que, fixés à la voûte céleste, ils tournassent avec elle au sommet de l'éther. Dans leurs vers le ciel n'est rien que fable ; selon eux c'est la terre qui a composé le ciel auquel elle est soumise.

Astrorum varias quidam dixere figuras, Signaque difluso passim labentia cœlo In proprium cujusque genus causasque tulere.... Cae eraque ex variis pendenlia casibus astra iElhera per summum voluerunt fixa revolvi; Quorum carminibus nihil est nisi fabula cœlum, Terraque composuit cœlum quse pendet ab illo*.

Il n'est pas de mon sujet de rappeler tous les hommages de ce genre adressés dans l'antiquité à Aratus. Je ne puis toutefois omettre la citation d'un de ses vers par son compatriote l'apôtre saint Paul, parlant à l'Aréopage :

et ont pensé qu'il s'agissrdt d'un ouvrage de Cinna lui-même, lequel aurait soit traduit les Phénomènes d'Aratus, soit composé un poème de genre et de sujet analogue.

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