‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 498 sur 513 · V. *909, 913, 926, 93?, 999, 1022 cl · texte numérisé non relu

V. *909, 913, 926, 93?, 999, 1022 cl

ClCÉRON.

Telles sont les deux compositions qu'entreprit de reproduire, au début et au déclin de sa vie, Gicéron, ramenant le premier, après bien des années, la poésie latine sur la trace délaissée de l'auteur de VÉpichaime. Ses traductions ou ses imitations, ce double litre leur convient, ne nous sont parvenues, la seconde surtout, réduite à quelques vers, que fort incomplètes. Elle l'étaient déjà dès le neuvième siècle, comme l'établit M. Le Clerc, par une curieuse citation*. Cicéron, heureusement, qui se souvenait volontiers de ses vers, a par avance comblé quelques-unes de leurs lutures lacunes ^ . Laclance S Priscien \ ont ensuite contribué pour leur part à cette réparation anticipée, que Grotius a achevée d'après le grec d'Aralus. ^

Il est bien à regretter de ne pouvoir comparer Ciceron à son modèle dans ce beau début des Phénomènes, plus d'une fois rappelé par les anciens et dont, je Tai dit plus haut, s*est souvenu saint Paul ;

Commençons par Jupiter, que nous ne devons jcmais, humains, oublier dans nos discours. Tout est plem de Ju; iter, et les villes et les peuples rassemblés (sur la face de la terre), et la mer avec ses ports. Nous avons tous, en tous lieux, besom de Jupiter; car nous sommes ses enfants. C'est lui qui, dans sa bienveillance, fait luire ?ux hommes des signes neureux, les appelant à rouviage, au soin de leur subsistance 11 leur apprend quand la glèLe est prête pour le travail des boeufs et du hovau; quand le temps est favorable pour confier a la terre Us ieunes rJants et les semences. Il a, comme autant de signaux, répandu et fixé dans le ciel les astres; il a voulu q.c par eux nous fussent annonces le cours de Tannée, les vicissitudes des saisons, le retour ré.lé des productions diverses. Aussi est-ce par lui que commencent, par lui que finissent nos adorations. Salut, ô père, qu'admirent, que remercient les hommes, et le premier-né panni les dieux. Salut, Muses, si douces a tous •

1. De Loup, abbé de Ferrières écrivant à un de se^ amis (F^tV 69 ad iusbaldum) : « Tu autem buic nostro ourson lullium n Arato trade, ut ex eo, qiem me impetraturum credo, quœ déesse ille EgU. nosleraperuit, suppleantur. » >, n . no r^n il

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