L. VI, VII, X, XVI, XVIII
CICl^RON.
quand, au moment de parler des astres, je vous implore, présidez à mes chants.
Ce début n'est représenté dans la traduction de Gicéron que par quelques mots qu'il a cités plusieurs fois* :
Ab Jove Musarum primordia. . ,
Il Test un peu davantage , il Test bien raieux et, il faut le remar ]uer h la louange de Gicéron, les expressions dont il s'est servi, le sont elles-mêmes dans le célèbre vers de Virgile* :
Ab Jove principium, Musae, Jovis omnia plena.
Nous ne sommes guère plus à même d'apprécier le talent avec lequel Gicéron avait rendu le plus célèbre et certainement le plus beau passage des Pbénomènes, celui où Aratus, s'inspirant d'HosioJe% avait très-poétiquement rappelé Torigine mythologique du signe de la Vierge*:
Sous les pieds du Bouvier on aperçoit la Vierge, qui porte dans ses mains un épi lumineux. ,
Quelle que soit son origine, qu'elle ait reçu la nai-sance de Tanti ;ue Aslrœus, qui fut, dit-on, le père des astres, ou qu elle soit nile d'un autre dieu, puisse-t-elle toujours poursuivre dans les cieux son p.ii^itjle cours!
Il est un aulre récit répandu parmi les hommes. On veut quelle ait jadis habité la terre et qu'elle se soit montrée aux re^-ards des rr.ortcls. Elle ne dédaiga:Lit point, dit-on, dans cet âg'e r.culô, de s^ mêler à leur compngnie et de s'asseoir familièrement au milieu d'eux, quoi ju'elle fût immortelle. On l'appelait la Justice. Rassemblant autour d'elle l-s vieillaids, dans quelque place publique ou dans un carrefour spacieux, elle leur enseignait avec zèle les lois qui doivent régir les peuples. On ne connaissait p int alors la discorde funeste, les querelles, les procès, les révoltes. Les hommes vivaient innocemment. Ils Ignoraient les dangers de la mer. Des vaiss' aux n'allaient point