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CICÉRON
alléguer*, sous la forme nouvelle qu'il leur avait donnée après Aratus, par son frère Quinlus, le défenseur, dans le De Dmnatione, de l'art des augures. Les vers que rappelle complaisamment Quintus, traduits ou imités librement soutiennent, c'est une véritable gloire, et soutiennent sans desavantage le parallèle avec ceux d'Aratus^ Ce qui ne les honore pas moins, c'est qu'ils ne sont pas effacés par ceux de Varron d'Atax, devenus en grande partie la propriété de Virgile. ^ ^
C'est d'abord le tableau, d'une vivacité pittoresque de la mer qui se soulève, des rochers qui blanchissent et résonnent à l'envi des flots murmurants, des bruits excités par le vent sur les montagnes et renvoyés, redoublés par les rochers :
Atque etiam ventos praemonstrat sœpe futuros lutlatum mare, quum subito penitusque tumescit, baxaque cana, salis niveo spumata liquore Tnstificas CLTlant Neptune redder^' voces • Aut densus stridor quum celso e vertice m'ontis Urtus, adaugescit scopulorum sepç * repu^sus.
^ Il y a là bien des expressions dont on pourrait louer justement le choix, la place, l'effet imitatif. Je n'en veux relever qu'une seule, c^rtant^^ qui prête poétiquement aux rochers qu elle anime une sorte d'émulation à répéter ces Druits lointains de la mer.
Ce qui suit ne peint point avec moins de vérité et de beauté poétique la foulque fuyanc de la mer vers le rivage et par ses cris annonçant la venue prochaine de la tempête:
Cana fulix itidem fugiens e gurgite ponti Nuntiat horribiles clatnans instare procellas.