De Divinat. I
sufvamr P^^^i^"^^^;^^^"^^hez le poète grec les vers 177, 210 et
adoot^^DaT m7pX'/"v^'""' ^'^'^ judicieusement et savamment ' aaoptee pai M Le Clerc. Voyez sa note et celle de M. Clavel n 103
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CICÉRON
Aratus est au-dessous de Cicéron dans le passage où il est question de coassement des grenouilles. L'apostrophe de l'imitateur à ces filles de l'onde, à ces habitantes des marais, a de l'agrément, ainsi que les expressions par lesquelles sont rendus les accents redoublés et importuns de leur voix assourdissante :
Vos quoque signa videtis, aquaï dulcis alumnae, Quum clamore paratis inanes fundere voces, Absurdoque sono fontes et stagna cietis.
Il y a là cependant quelque redondance, comme aussi dans les vers où reviennent plusieurs fois, par des répétitions peut-être trop imitatives , les cris attristants, les plaintes lugubres que fait entendre le hibou à l'heure matinale où se répandent sur la terre rafraîchie les premières rosées de l'aurore :
Saepe etiam pertriste canit de pectore carmen, Et matutinis acredula vocibus instat, Vocibus inslat, et assiduas jacit ore querelas, Quum prinnum gelidos rores aurora remittit.
Il n'y a qu'à louer dans cette peinture de la corneille, courant sur le rivage et plongeant à plusieurs reprises sa tête dans les flots; de la génisse regardant le ciel et aspirant de ses larges naseaux l'air déjà rempli des vapeurs de l'orajje, comme a si bien traduit M. Le Clerc :
Fuscaque nonnunquam cursans per littora cornix Demersit caput, etfluctum cervice recepit; Mollipedesque boves, spectanles lumina cœli, Naribus humiferum duxere ex aère succum.
On ne peut se refuser à voir que Cicéron a conduit l'art des vers, avant lui si imparfait encore, jusqu'à Lucrèce, quelquefois même bien près de Virgile; qu!à un certain progrès d'élégance et d'harmonie * s'est joint quelquefois dans ses vers une véritable inspiration poétique. C'en était
1 Ce progrès est rendu sensible par d'intéressants détails dans la première partie de la thèse de M. Clavel.