Cic. Epist. ad Attic. II
QUiNias cicÉaoN
^on Erigone, ^on Electre, sa Troade et ses autres productions tragiques dont les litres ne nous sont point parvenus ? L un et . l'autre probablement, selon la méthode éclectique de ses derniers devanciers. Par malheur, il n'avait pas compris dans son imitation le travail patient dont témoigne cette anecdote. Euripide se plaignant que trois de ses vers lui eussent coûté trois jours de travail, un méchant poète, qui se trouvait là, s'écria que dans le même temps il en aurait composé trois cents. Je ^e crois, repartit Euripide, mais ils n'auraient vécu que trois jours. Quintus s'était donne avec rinterlocuteur d'Euripide une fâcheuse ressemblance par la facilité trop expéditive qui lui avait permis de mettre sur pied, en seize jours, quatre tragédies. Son frère 1 en a raillé * sans en avoir trop le droit, lui à qui il était arrive de faire cinq cents vers en une nuit^ il a plaisanté aussi» sur la malheureuse fortune d'une de ces tragédies dont le manu- «;crit envoyé de Gaule à Rome s'était égaré sur des roules que le gouvernement de César avait rendues si sûres, excepté pour les tragédies.
On a vu précédemment • en quels termes chaleureux le même Gicéron avait encouragé son frère à chanter ces expéditions de Gaule et de Bretagne auxquelles, comme lieutenant de César, il avait pris une part honorable ; cornment lui-même s'était associé avec une sorte d enlhou- Viasme à ce dessein; comment enfin, la première chaleur tombée il y avait à peu près renoncé ^ Cela a-t-il eu plus de suite de la part de Quintus ? Nous sommes encore condamnés à l'ignorer.
Son œuvre poétique se réduit maintenant pour nous a peu de chose: à deux épigrammes, expression élégante de l'opinion défavorable que lui avait fait concevoir des femmes en général le caractère difficile de la sienne, la sœur d'Atticus, Pomponia; en outre, à quelques vers didactiques, et presque techniques, sur les signes du Zodiaque ^, qu'il n'est
1. EpiMoL ad Quintum fr. 111, 6 -2. Plutarch Vit Cic c. un. :V. Epi^tol. ad QuifVum fr. III, 9. - 4. Voyez plus haut, p. 420. ^ Inistol ad Ouintum fr. III, 1,4, 5 et 9. , .
G. lirsont dtés à la suite d'une petUe pièce dAusone sur le mémo sujet, /^c/of/. XVI.
rOftSIE LATINE. '^ ^'
QUINTITS CIcéRON.
pas sans intérêt de rapprocher du passage des Phénomènrs sur le même sujet qui a été rapporté plus haut. On trouvera que dans cette sorte de concours entre les deux frères Taîné a gardé son rang.
Les Poissons par leur obscure clarté appellent les pluies du printemps. Le Bélier rend éjja e la course de la nuit et celle du jour. Il disparaît devant les cornes du Tiureau, qui annoncent la saison des fleurs. Les Gémeaux ouvrent l'aride carrière de Tété. Déjà cependant le Cancer réduit la durée de l'éclatante lumière. Le Lion, de sa gueulo enflammée, souffle ces feux qui nous font languir. Mais bientôt, l'épi lumineux en main, parait la Vierue, dont la venue fa t fuir les chaleurs. La Balance ouvre les portes de Tautomiu', et son astre, également suspendu, amène lequilibr- du jour ( t de la nuit. La flamme du Scorpion dépouille les rameaux épuis -s; le Sagittaire lance la froidure sur la terre engourdie. Ces frimas qui nous glacent, c'est le souftl'i du Cap! icorne. A sa suite vient le Verseau répandant, du haut des cieux, ces nuées, ces eaux abondantes, qui enveloppent tout l'espace. Cej ericlant, à droite et à gauche de cet ensemble céleste, roule le char brillant du soleil, et circule le pâle fantôme de la lune.
Flumina vernacientobscuro lumine Pisrcs; Curriculumque Aries œquat noct sque diiquc : Cornua quem comunt* llorum prijeriuniii Tauri. Aridaque aesiatis G^-mini primordia pmdunt; Longaque jam minuit piae.jarus lumnia Gmcei-; Languiticosque Léo proll.-.t f tus ore calon s. Post modicum ^ q-jatiens Vjrgo f>.gat orta vaporem. Autumni reserat portas, <tquatqu<'. diurna Tempora nocturnis dispenso sidere Libia; Et fœtos ^ ramos dénudât fl.i.nima Nepaï. Pigra Sagittipolens jaculatur frigora terris: Bruma gelu glacians jubare spirat Capi icorni : Quam* sequitur nebuas rorans Itquor altus Aquari, Tanta supra circaque \igent ut i flumina. Mundi** At dextra lœvaque ciet rota fukida Solis Mobile curriculum, et Lunae simulacra feruntur....