‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 89 sur 513 · Donat., Virg. VU. — Macrob., Sat., I · texte numérisé non relu

Donat., Virg. VU. — Macrob., Sat., I

VIRGILE ET HORACE

posteros infâme tibi sity quod videaris familiaris nobis csse^ ?

D'autres fois il lui écrivait :

« Usez des droits que vous avez sur moi, comme si vous étiez devenu mon commensal; et vous le seriez, je le voulais, si votre santé eût permis que nous vécussions ensemble de cette manière. »

Sume tibi aliquid juris apud me, tanquam si convictor mihi fueris : quoniam id usus mihi tecum essevolui, si per valetudinem tuam fieri potuisset^.

« Notre cher Septimus pourra vous dire, comme d'autres, quel souvenir je conserve de vous. L'occasion s'est offerte de m'exprimer devant lui sur votre compte. Si vous avez cru devoir mépriser mon amitié, je ne vous paye point du même mépris. »

Tui qualem habeam memoriam poteris ex Septimio quoque nostro audire; nam incidit, ut illo coram fiereta me tui mentio, Neque enim si tu superbus amicitiam nostram sprevisti, ideo nos quoque av0u7repcppovoo(ji.ev*.

Lettres charmantes en vérité, oii les rangs sont intervertis, où les rôles sont changés, où c'est l'empereur qui courtise le poète! Ainsi traités par leur souverain, et quel souverain ! l'homme devant qui s'inclinait l'univers, Virgile et Horace ne sont-ils pas moins coupables qu'on ne le dit quelquefois de ne lui avoir pas assez ménagé des louanges qui n'étaient pas sans quelque vérité, sans quelque utiUté surtout, qui avaient leur raison politique; de lui avoir rendu dans leurs vers un culte qui pouvait s'autoriser des usages du temps, se justifier par de pubhques et d'officielles apothéoses? Et tous ces hommages, si respectueux et si tendres, au dépositaire de sa puissance, au dispensateur de ses bienfaits, ce vœu de partager ses dangers dans les

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