‹ Études sur la Queste del saint graal attribuée à Gautier MapChapitre 103 sur 150 · PatroL, CXII · texte numérisé non relu

PatroL, CXII

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sa... M ait joiiL- U- lùlc iinjxiitimt qui: lui a conservé la QuesU : il luaniuait bii'ii vv qu'ont parfois d'obscur c*t de déroutant Ictk manifestations de Dieu, il montrait bien \v contraste* entre le» jugements superficiels du moride et la vérité religieuse. De là le doubi» ri paradoxal symbole de l'oiseau blanc et de l'oiseau noir, où c'est l'oiseau noir qui est Dieu.

Il y a encore, dans la Qucstc, une série i\v. 8ymb<-»les du Diable;, tpii |)résentent tous un caractère commun : ils évoquent l'idée des lieux iionibles, inhabitables, où la vie est impossible : le désert, l'île sauvage, la forêt obscure où l'on se perd... Ces symboles étaient pleins d'une poésie mystérieuse, que l'auteur a su parfois exprimer. Néanmoins il faut en faire plus d'honneur à son érudition qu'à son imagination ; car ces symboles, à peu de chose prés, sont tous dans les commentateurs de la Bible. Le désert, par exemple, représente les Démons chez Kaban Maur *, les u esprits malins », chez Garnier de Saint- Victor *, etc..

Quant au symbole de la forêt, il paraît un peu plus personnel à l'auteur. Encore que Raban Maur explique que les arbres signi tient les « volontés mauvaises », donc le péché ^, on ne trouve pas exactement le mot silva comme équivalent de daemoues. L'auteur de la Queste semble avoir créé ce symbole par analogie. Comme le désert, la forêt est un lieu sans ressources, lieu d'erreurs, lieu de mort. Souvent même elle est appelée u desvoiable », sans chemin, tandis que Jésus dit : « Je suis la « Voie * ». On voit de reste avec quelle facilité un esprit habitué aux transpositions mystiques pouvait tirer de là un beau symbole des erreurs du péché et de la perdition de l'âme. Aussi, pour montrer la différence entre une « bonne âme » et im pécheur, la Queste nous montre-t-elle l'un regagnant la grand'route, tandis que l'autre reste errant dans la forêt ^. De même un homme qui, après s'être laissé induire en péché, aspire au salut, dit : a Ne me lessiez morir en ceste forest, mes portez m'en en « aucune abeie... ^! »

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