Ibid.f
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Le rrport, 1<? lit. sont de» iiynil)oIcH du ini'uw K^'nrc, • q» (liaboli. )* (lit encore Kabati Mam '. Dir tels hyinlxilcB paraift»rtit tout naturrlH. si l'on se souvient qui* la vie du chn-ticn doit (tin: wuv. lutte attentive et (^n<TKiqne contn- le Malin. Le pécheur est comparé :
A kl pierre dure (Laneelot) ; symbole des plus frécpient» : la pierre, ce sont les gentils, les impies '.
Au bois, pourri et « vermeneus » (ibid. et songe de Hoh<jrt). ICn effet, le bois signifie aussi les impies, les pécheurs. « pccca- « tores igni deputandi ^ .
Au figuier stérile (ibid.). Ici l'auteur se sépare (luehpie peu de» commentateurs. Ils voient dans le figuier de l'Kvangilc ' le symbole de la Synagogue *. Notre auteur, tirant de ce passage de l'Écriture non rallégorie historique mais le symbole moral, y voit le pécheur, l'âme qui n'offre rien à Jésus. On sait d'ailleurs que la Synagogue, au Moyen Age, représente assez souvent les ennemis de la foi chrétienne, sans autre précision historique. Et c'est ainsi qu'on la voit dans la Qucste.
La Qucste représente en effet l'éternelle lutte de Dieu et de Satan sous diverses formes figurées. Ou bien elle met aux prises deux animaux symboHques, le Lion et le Serpent, ou bien elle montre l'àme entre les sollicitations du Bien et du Mal, de la Nouvelle et de l'Ancienne Loi. Les deux Lois sont deux femmes, reconnaissables à certains traits symboliques. L'une est vieille, l'autre est jeune et belle ; la première est montée sur le Serpent, l'autre sur le Lion. Le Lion, c'est Jésus-Christ, comme on sait ; mais le serpent prend ici une signification variée, qui rappelle tout à fait les gloses bibliques : c'est, dit l'auteur, le serpent de la Ge?ièse, celui même qui trompa Adam et Eve (interprétation historique) ; c'est aussi « l'Escripture malement entendue », l'hérésie, l'hypocrisie (interprétation dogmatique) ; enfin le péché mortel (interprétation morale). On voit par là combien cette figure de la « Synagogue » voulait dire de choses, ou plus exacte-
1. Raban Maur, Pairol., CXI, 462; ih., CXII, gS ; vener. Gcxiefrid, 16., CLXXIV, 250, Gamier de S. Victor, CXCIII, 350.