‹ Études sur la Queste del saint graal attribuée à Gautier MapChapitre 113 sur 150 · I. Cf. le discours du deuxième ennite · texte numérisé non relu

I. Cf. le discours du deuxième ennite

nitiV Us nous montrent divirses inaniAroa dïtrc saint», et sont R\issi fnimiliousrnuMit (liHtinj^ii(''S l'nn de l'autre qu'ils le» s/)nt tous trois (lu reste dos lionunc^

linhort. î « ]>lus voisin dr l'ordinaire imperfection humaine, c'ost Holioil II a commis jadis un ^rand pcché, il le rachète par une vie exenij)laire : c'est un saint particulièrement lahori-

Hohorl comprend comme il faut la vie terrestre et sa si^nili» i tion religieuse. Il sait (pie le rôle de l'iîglise est de rlirif^er les hommes, et spontanément il se confie aux prôtres. II est instruit de la religion, explique les mystères et est même capable, à l'occasion, de rectifier chez un ecclésiastique une petite erreur de doctrine '. Il pratique l'ascëtisme ; il porte, en place de chemise, la rude bure cistercienne •, couche volontairement sur la dure ' et ne se nourrit (pie de pain et d'eau, quelques mets exquis qu'on lui présente *. Bref, sa vie est si pure que des rehgieux ni(}me s'en étonnent *.

La sûreté de sa foi et l'austérité de ses mœurs se manifestent à l'éprouve. Il discerne clairement le parti de Dieu au milieu des visions ambiguës et des fantasmagories trompeuses. Les doutes proposés à son esprit, les tentations offertes à sa chair, il les repousse également. Il montre encore qu'il possède à un degré éminent les deux vertus qui lui ont été recommandées dès le début de sa carrière, Patience et Humilité. C'est par la patience, nous dirions l'acceptation de la souffrance, qu'il triomphe des ennemis du Christ ® ; c'est par l'humilité, par la prière agenouillée, qu'il répond aux fureurs d'un ennemi '. Enfin, il donne dans l'épreuve la mesure de son parfait détachement des choses terrestres ; il sacrifie à Dieu et à son salut, outre les plaisirs, l'amour fraternel, la pitié, le respect de la vie et jusqu'au culte des morts : les faiblesses, mais les tendresses et la bonté aussi. Reparaissant

1. Cf. sa réponse, à la communion, sur la présence réelle ; ses mots précis sur le salut personnel et la non-hérédité des fautes ou des mérites (Sommer, VI, ii6 sqq.).

2. Cf. le passage sur la cotte blanche, « chastiement a la char ».

3. La première nuit, puis chez la dame, puis pendant ses cinq ans d'absence.

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