F. Lot, ibid
LA TRANSrHIPTION HOMANRSQUt 1^5
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il cUvi ClinUirn avw. son oncle l'iTmitc ; dr nuîm** non passage aiipivs (lu roi Mordruin, un « roi Mrliaignië « qu'il ne j)cut pas ^'uérir, rst piMit-Otrc un souvenir de sa pnmiùre et vaine visite au (hAt(Mu du Cîraal chez Chrétien. Il n'y avait pas là de quoi rt'Uiplir un rùlo ; le reste, l'auteur de la Queste l'a tirt* de son j)ropre fonds, du dt^veloppement lo^icpir de son sujet, ainsi qu'il a fait pour les autns personna^'es. Mais la difficultf^ qu'il a éprouvée à le déposséder tlu premier rôle se marque à plus d'un détail, notamment à l'incertitude de sa généalogie, ainsi que M. V. Loi l'a fort bien montré '.
Giilaad. —' Ni Boliort, ni Perceval, maigre leur tiaiisn/^iuaiiun, ne sont impeceables : le peu qui subsiste de leur passé littéraire les retient dans l'humaine nature. Pour que le tableau de la vie chrétienne soit complet, pour que les exemples humains prennent leur valeur exacte, il faut placer au-dessus d'eux l'image de la sainteté parfaite, le héros idéal dont le nom nouveau n'évoquera aucun souvenir impur, qui aura été créé pour ce conte pieux et n'y survivra point : galaad.
D'abord, (piel est ce nom ? On ne saurait dire dans quelles conditions ni pour quel récit il a pour la première fois passé de la Bible aux romans français, car il figure ailleurs que dans la Queste et y désigne d'autres personnes ^. Mais il est peut-être possible de démêler quelles raisons l'ont recommandé aux romanciers. Il est commun dans la Bible, où il représente tantôt des hommes, tantôt une contrée, tantôt une montagne. D'autre part, le pays de Galles est une des parties littérairement les plus célèbres de la Grande-Bretagne. Les imaginations médiévales étaient habiles à découvrir entre les choses et entre les mots des rapports subtils. Il était assez naturel que dans l'esprit d'un romancier qui contait l'évangélisation et la prise de possession