‹ Études sur la Queste del saint graal attribuée à Gautier MapChapitre 122 sur 150 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

4 .« Ha Galaad, sainte chose, je te voi si avironé d'angles que mes pooirs ne puet « durer encontre ta force, je te les le leu. » Sommer, VI, 27.

5. « Et quant il aura tant fet qu'il ne sera plus terriens mes esperiteus, por qoi il lessera le terrien abit et enterra en la celestiel chevalerie... » Ihid., 83.

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SCS triomphes sur Ir mal ont un air d'aisarur soiivtrrainc qui n'est pas (If ce monrlc. Il if^non* les tentations, n';i pijint d'épreuve» à sul)ir. bien diff/rent en cela des meilleurs d'entn* les hommes. Loin de l'atl.uiuer, les démons s*enfui(!nt h son approche, sa présence est un (worcisme. S'il leur livre parfois de symbolicpicrs combats, l'énormité de ses exploits y donne la mesure de sa pcifection morale *. Dans sa vertu point de (es défaillances ni (1( ces efforts cpii font la dramatique beauté de la conscience hiiinainc : il choisit le bien sans avoir même l'air de choisir •, et comme par K mouvement spontané de sa belle Ame. Href, c'est, plus cpi'un saint, imêtre de raison ; l'allégorie en lui a tué l'homme.

L'Imitation de J.-C. — Mais quelle allégorie audacieuse et poétique ! Ce justicier, ce libérateur presque tout-puissant fait nécessairement penser à Celui qui est à la fois le Rédempteur et le Juge, au Clirist de l'Apocalypse que les sculpteurs des xil® et Xlii*' siècles ont placé, entre les attributs de la Passion et les figures du jugement dernier, au centre des portails royaux des cathédrales.

L'imitation de Jésus, qui est la grande règle de la sainteté et qu'un François d'Assise poussera jusqu'à avoir en sa chair les stigmates du crucifiement, est comme la trame continue de cette vie de Galaad, tissée de tant de fils curieusement entrecroisés. Ses aventures, même lorsqu'elles ont l'air simplement humaines, s'agrandissent soudain pour évoquer des souvenirs évangéliques. De même que les pèlerins d'Emmaiis reconnurent Jésus à la fraction du pain ^, il y a toujours dans l'a Qtieste quelque endroit par où le héros révèle le Dieu.

Dès son arrivée à la cour d'Artus, c'est ainsi que Galaad nous est présenté, en une scène qui mérite d'être examinée. On lit dans l'évangile de Jean * : « En ce temps-là, ...les porte? du « lieu où se trouvaient les disciples étant fermées,... Jésus \int, « parut au milieu d'eux et leur dit : « La paix soit avec vous. » De même, toutes les portes du palais sont fermées quand Galaad paraît, et celui qui l'amène répète la parole évangélique : « La

1. « Si le muoit en figure de ly on, ce est a dire qu'il le metoit oltre totes manières d'ornes terriens... etc.. ». IbU., gS.

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