Sommer, ibid
H avt'îitiins « 1 por trre conoiitrr rornrnt r|. ut avcmie»,
« por (ni Irii (i*ii( VDstre venue comparer pn h a la viîiuic « Ihcsucrist, etc. * « On li^ rctrouvr encore un jx-u plun loin, dans l'i'pisodr alK'^^oïKpir du Chilteau des PurrllcH *. Et, vers l.i fin du lonian. il reparaît troia fois, lors lU: la dcflivrancc du cninti' ICriunit, de la KUi^ri^nu du roi Mordrain et de relie du roi M«liaiguié. Ces tn)is é|)is<Hl«H ont entre eux une grande analofjie (*t sont inanifesteinent inspirt^s de l'IuHtoiro ëvang<5liquo du vieillard Sinu^ou. « Il y avait alors à Jérusalem un homme « nouuué Sinu'on ; lionune juste et craignant Dieu, qui attendait « la couiiolatiou d'Israt'l ; et l'esprit Saint était en lui. Kt il avait « revu de i'Ksprit Saint la promesse cpi'il nv. mourrait pas avant « d'avoir vu le Christ... lit il le prit dans ses bras et bénit « Dieu 3. » Peu de textes sacrés expriment avec plus de charme l'idée messianique. La figure du viiîillard Siméon a été, au Moyen Age, l'un des symboles du monde ancien attendant la Nouvelle Loi. Elle a été bien souvent représentée par les artistes du Moyen Age : la Prést ntation au Temple est en effet l'une des scènes de l'Enfance qu'ils traitaient traditionnellement *. L'auteur de la Qiiestc paraît avoir eu pour ce passage de l'Évangile une prédilection qu'on expliquerait peut-être en remarquant que, dans la liturgie, c'est justement l'évangile du jour de la Purification de la \'ierge, qui était la grande fête cistercienne. Quoi qu'il en soit, ces épisodes de la Queste doivent infiniment plus à l'Évangile qu'au thème légendaire de la guérison du roi Méhaignié. Le vieux comte Hernout, déhvré par Galaad, lui répète la salutation rituelle : « Sire, molt avons atcndu vostre « venue et tant que nos vos avons, la Deu merci... ^ « et meurt après l'avoir tenu contre sa poitrine. De même le roi Mordrain, qui a reçu la même promesse que Siméon, de ne pas mourir avant d'avoir vu le Bon Chevalier, le salue des mêmes paroles et expire de la même manière ^. Enfin le roi Méhaignié, l'antique
2. « Sire, bien viegniez vos : molt avons atendue nostre délivrance : et beneois soit « Deus quant il vos a amené ça : car autrement ne fuissons nos james deli\T^ de cest t dolereus chastel. » Cf. Sommer, VI, 35-36.