‹ Études sur la Queste del saint graal attribuée à Gautier MapChapitre 14 sur 150 · IL LES ÉDITIONS · texte numérisé non relu

IL LES ÉDITIONS

La Queste de Map a été éditée, dans les temps modernes, deux fois.

1° Par F.-J. Furnivall : la Queste del saint Graal, Londres, Roxburghe club, 1864, in-40,

2° Par H.-O. Sommer, The Vulgate version of the Arturian

DF I A OIJKSTP. DPr. SAINT GHAAK XXIII

Romances, 1. \M. pp. I-IOQ. VVashiiifîton, ('arn<-^ift IiiHtitiition, i()i3 ; iii 4".

1. L'^ditioti i'urnivitll. (est la upiodiu lion rx.i' f'-. ^«us roriTction. <ln ms. Royal xiv.F'MII «lu liritish Miistiim. l'Jlr est pn'TicuM' par le soin avrc Ircpnl elle a rtr ('tablic, Mallirurousi;mcnl cr ins . (pii rst du (l<l)iit du xiv" si('*cl«', pn*s<'ntr, comme tous ceux (If son {groupe, un toxte tn^s fautif, drfifîurc'' an noint d'rtro friMpicmnuMit inint('lli|L;il)l{'. La ponctuation, con à p<u près ti'îlc (jnclh^ par iMunivall, rst aventureuse et souvent joti'o an travers des phrases en dépit du sens. C'est sans doute le moins bon groupe de manuscrits de la Queste. En somme l'édition Kurnivall est une excellente reproduction d'nn assez piètre texte.

2. L'édition Sommer. 11 est fâcheux que le second éditeur se soit inspiré (hi premier an j)()int d'adopter le même procédé, la reproduction d'un seul texte, et de rappli(]ner à un manuscrit du même groupe (.\dd. 10294) nullement supérieur au précédent. Il est vrai qu'il reconnaît avoir choisi ce manuscrit pour des raisons de commodité on la critique des textes n'entrait pour rien. Cette édition diffère cependant de la précédente en ce qu'elle introduit des corrections dans le texte et donne des variantes en note. Pour avoir une valeur scientifique, ces corrections et variantes auraient dû procéder d'un classement méthodique des manuscrits. Il n'en est rien. Parce qu'il se trouvait à Londres, M. Sommer a collationné les manuscrits de Londres, et il en a extrait un choix de leçons dont il a fait arbitrairement tantôt des corrections incorporées au texte et tantôt de simples variantes. Il se trouve que les manuscrits de Londres ne sont remarquables ni par l'ancienneté ni par la fidéhté, et appartiennent tous à la même famille, sauf un, qui n'est guère utilisable. Fallait-il espérer que le hasard, en réunissant ces manuscrits à Londres, se serait chargé du choix critique que M. Sommer n'a pas fait ? Des mss. de Paris, M. Sommer n'a voulu collationner que D, parce qu'il le tient pour le plus ancien (1274), ce qui n'est point du tout démontré et d'ailleurs ne signifierait pas grand'chose pour la conservation du texte. Au reste, bien que M. Sommer n'indique presque jamais à quel manuscrit il emprunte ses corrections, il est \'isible qu'il n'en emprunte aucune à D, si bien que la collation de ce manuscrit ne lui sert qu'à orner le bas des pages et point à améliorer le texte.

Page 1