‹ Études sur la Queste del saint graal attribuée à Gautier MapChapitre 30 sur 150 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

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« Les aventures (jiii orc aviencnt sont les s/nr fiances et U» « diiuDstrancrs del Saint (jfaal. in- li sifjne del Saint Graal « n'apanont ja a peclieor ne a home envelopë de pëchi<^ Dont « il ne vos aparront ja, car vos estes trop desloial pecheor '. «

Ces passa^'cs iiidicpicnt bien 1rs intentions particulières de l'auteur de la (Jucste. Il ronij)! avec hs idres les plus chères aux autres romanciers, mèpris<' ceux qu'ils exaltaient, humilie ceux (|u'ils (t'ithraient. C'est, ilès le début du récit et en toute occasion, comiui' un renversement des valeurs, conmie un bouleversement du monde romanescpie. Aventures déconcertantes, avertissements mystérieux, et juscju'à ce sentiment vague d'attente et d'espérance ([iii ein|)lit même les comparses, tout concourt à donner l'impression (lu'iin monde nouveau va surgir. VA ce monde est dominé, organisé par une puissance mystérieuse, le Graal.

Qu'est-ce donc que le Oraal dans la Queste ? A la fm du roman l'auteur en a donné la définition que voici : « Ce est l'escuele ou (( Jhesucriz menja l'aignel le jor de Pasques o ses deciples ; « ce est l'escuele qui a servi a gré toz cens que j'ai trovez en « mon servise ; ce est l'escuele que onques bons mescreanz ne « vit qui ele ne grevast molt. Et por ce que ele a si servi a gré « totes genz doit ele estre apelee le saint Graal. »

Il n'y a rien là d'original, semble-t-il. Car dans Robert de Borron déjà le Graal était le vase de la Cène ; et Robert de Borron aussi connaissait cette explication de l'origine et du nom du Graal : « l'escuelle qui a servi a gré. » Hélinand, dans le passage si souvent cité de sa Chronique, relate cette étymologie en même temps qu'une autre ^. Il semble qu'elle ait frappé les esprits et

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