Sommer, VI
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I" « ICt (Irvant le saint v<'ss<*l se s<<)it *iii virl/ hoin vestuz « coinc prcstrcs : et semblait (jin* il fiist cl sacrement de la mesM. a Et (juant il dut lever corpus doiniui, il fu avis a Lancelot que « desus les uiains au prrudoine avoit .iij. lioines dont li dui « iii(»(()i('ut il' plus juene entre les mains au provoire '. /»
2" « Lors list J()seph((.'s) semblant (pie il entrast el sacrement <( do la messe. VA quant il i ot demorij .i. i)oi si prist dedcnz le « saint vessel .i. obliu' (pii ert fête en semblance de pain. Et M au lever que il list descendi devers le ciel une figure en « semblance d'enfant, et avoit le viaire ausi roge et ausi « enbrasë come feu. Et se feri el pain si cpie cil qui cl pales « estoient virent apertemcnt que li p;ùns avoit forme d'orne « charnel... ^. »
Ces deux passages, malgré des variantes de rédaction, sont concordants. Ils ne parlent l'un et l'autre que de la consécration de l'hostie, que de la transsubstantiation du pain : ni l'un ni l'autre ne font allusion au vin. Dans le second, le mot de pcin, répété trois fois, interdit tout doute. Mais dans le premier, rexpressii)n « corpus Domini », empruntée au rituel de la communion des fidèles, ne peut désigner ici, comme dans les autres passages de la Queste où elle figure, que l'hobtie faite « en semblance de pain », puisque le pain est la seule espèce sous laquelle les fidèles communient dans l'Église romaine.
Pour l'auteur de la Queste, la transsubstantiation était donc accomplie dès la consécration du pain, dès les mots « Hoc est corpus meum ». 11 repoussait donc la doctrine des adeptes de Pierre le Chantre et il tenait vraisemblablement à bien le marquer, puisqu'il y est revenu à deux reprises. A nos yeux aussi ce point a quelque importance, comme on verra par la suite ^.
La Queste touche en plusieurs endroits à une question de doctrine qui n'est pas moins délicate que le dogme de la Transsubstantiation : il s'agit de l'efficacité comparée, pour le salut de l'âme, du mérite personnel et des intercessions d'autrui. Divers passages semblent attribuer une influence décisive aux prières