X. Sommer, VI
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(Lanc.) u l-il/..., plie Iv. liait Mcstr» pur moi, qu'il nu me k*iit « partir (ic son scrvisc, mes en tel manière me gurt ({lu: je hoîc kch <( serjanz terriens et espiritex. w Et Gai. li respont : a Sire, nulc « piuitre n'i valt tant coint; la vostre: et por ce vo* soviegne de <» vos. ' "
Il ne paiiiit ptis duuttux que te ne soit 1^ la vraie pcns<^c de railleur. Sans doute les prières des saints peuvent incliner Dieu à la niiséricorde, mais elles ne tiennent pas lieu de rap|>el direct (lu péc luiM , rt elles n'ajoutent point à son mérite. Tout homme est l'artisan de son propre salut. Doctrine iiulividualiste, qui leiid i\ renferiut i riioniine dans un tête-à-tête craintif avec Dieu, à borner sa piété à son égoïsme, mais doctrine d'effort, de vie intérieure et d'incessante surveillance de soi. Ici apparaît déjà la parenté, i\\n se précisera par la suite, de l'esprit de la Qiit'ste avec l'esprit monastique.
Une certaine conception de la grâce est liée à cette doctrine. Pour que l'homme soit vraiment l'artisan de son propre salut, il faut que la faveur divine n'aille qu'à ceux qui l'ont méritée et devancée par leurs œuvres. Bien que la Queste soit le roman de trois élus, on n'y trouve rien qui ressemble à la prédestination. Au contraire, de ces trois élus les deux qui sont les plus voisins de l'humanité réelle sont fréquemment admonestés, ils subissent des tentations et leur triomphe leur coûte de la peine. Quant au troisième, Galaad, personnage trop allégorique pour connaître les faiblesses humaines, le romancier a du moins pris soin de rappeler que sa destinée splendide n'était point écrite d'avance et qu'il devait la faire lui-même continuellement.
« Et neporeuc tout soit il ore veritez que cil chevaliers ait en « soi plus proece et hardement que autres n'ait, sachiez de voir « que s'il se menoit iusqu'a pechié mortel — dont N. S. le gart « par sa pitié — , il ne feroit en ceste queste nés que uns autres « simples chevaliers ^. »
« Aide-toi, le Ciel t'aidera», tel semble être le principe qu'en plusieurs passages la Queste développe. Voici, par exemple, les paroles dites à un pécheur repentant :