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pour i\\w notis fassions le bien, cffijrçons-noiis donc de toujours lui plaire, (h' •( l'iK'IxTgrr » toujours <ii nous. Tel est J'cii nu'iit «pir (Inimr coîïstainnicnt la (Jurste par !<• prc^'ccptc et suttout par rcxciuplc. Ainsi des ainbiguïti^ dr la th«'oIogie, (ju'ell** n'c^ucidc point, I» Oueste tire du moins umr h'çon claire de morale praticpic
Politique de l'É'^lise. Il est une question de politique religieuse, toute voisine du dogme, (jue l'auteur de la Questc a touchée : c'est l'attitude que devait avoir llîglisc à lV*gard des inlidùles, hérétiques ou païens. Les croisades lointaines n'étaient pas les seules raisons qui donnassent à ce problème un intérêt immédiat. Au contraire, les luttes contre les Sarrasins de Syrie étaient des entreprises trop militaires et trop liées à la politique temporelle pour être uniquement dirigées selon les principes de la foi. Mais les hérésies occidentales, soit qu'elles missent en branle, comme celle des Albigeois, les puissances séculières, soit qu'elles gardassent un caractère simplement confessionnel, ressortissaient à peu près complètement à l'autorité ecclésiastique, posaient des questions de conscience et par là contraignaient l'Église à tirer de l'essence même de la foi des règles de conduite en ces affaires II n'appartient pas à la présente étude d'exposer les variations de l'Église du moyen âge sur ce sujet brûlant : on en verra plus loin quelques exemples. Qu'il nous suffise de montrer comment l'auteur de la Questc a pris part à ce grave débat. Il y est revenu à trois ou quatre reprises, sous la forme anecdotique qui lui est propre.
i^ La première fois, c'est à propos des mésaventures de Mélyant. Ce jeune imprudent vient d'être blessé par un chevalier inconnu, dont on apprend peu après qu'il est un suppôt de Satan. Le Bon Chevalier, survenant à propos, renverse cet assaillant. « Et Gai. ne l'enchauce plus, come cil qui n'a talent de faire a lui plus de mal qu'il a eu ^. » La suite montre que cette histoire est allégorique et représente le combat de l'âme pure contre le Malin. Pourtant Galaad n'outre pas sa victoire et n'inflige point un châtiment mortel.