‹ Études sur la Queste del saint graal attribuée à Gautier MapChapitre 45 sur 150 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

4.. Cf. également les châtiments modérés de Baudemagus et de Mélyant. Sur cette aventure de Baudemagus voy. A. Pauphilet, La Queste du ms. B. N. 343, Romania, 1907.

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(lofjmc dont l'iintiMn lur dit mot ! V'isil)I«'incnt, l'olijrt de non livre n'était pas W. Kt il y a des raisons dr ix-'nwr que p<^nir lui la parfaite intcilif^rncc des chos<'s divines n'était pas de cr nirjnde. Mais ( (• (pii est assez significatif, c'est (pif ee peu de dis( ussions do^'inati(pi('s (pi'il introduit dans son roman déri^Ie déjà de» préoccupations pratitpies. On a vu conmient ses idées sur l'intercession, sur la grâce, aboutissent à préclier une manière de vivre. Kn fait, la place fiùte au doj^me dans la QucsU est infime auprès de ci Ile ipii est consacrée *i la morale individuelle. Les dangers, les tentations dont les personnages ont à triompher ne sont point de nature philosophique et spéculative. On ne les voit pas on proie î\ l'incrédulité ni même au doute. C'est contre les vices seuls qu'ils ont à combattre. Ce livre vise moins à l'instruction théorique de ses lecteurs, à quoi un roman eût été d'ailleurs assez mal propre, qu'à leur édification pratique. Dans ce tableau do la vie chrétienne on voit moins comment il faut penser que comment il faut agir.

L'enseignement moral du christianisme est si varié, apôtres, pères et docteurs y ont mis tant de subtihtés ou laissé tant d'imprécisions que les sectes diverses et les siècles successifs ont pu l'entendre chacun à sa manière. Rien ne fait mieux comprendre un temps, un pays, que l'étude des formes particuhères qu'y a prises la morale chrétienne. Pour l'intcUigence du xiii^ siècle français, il est intéressant d'examiner comment la Qiieste reflète l'image de cette morale à la fois éternelle et changeante.

Vices et vertus. — Le fondement de la morale individuelle, c'est la détermination des vices et des vertus, l'évaluation du prix des unes et du danger des autres. L'orthodoxie, basée sur les commandements de Dieu, ne permettait guère d'innovations dans le catalogue des vices et des vertus ; mais elle n'y mettait pas de hiérarchie obligatoire. Nombre d'écrivains rehgieux du moyen âge voyaient dans l'orgueil la source de tous les vices ^ : « Initium omnis peccati superbia », écrit saint Bernard ^. C'était la suite et comme l'application à l'humanité de l'histoire de

1. Superbia maximum peccatum, S. Ambros., Pairol., XV, 1283 ; Superbia initium omnis peccati, Rufin. XXI, 669 ; Superbia caput omnium malonmi, S. Aug. XXXV, 1603 ; Superbia fons malorum, id. XX XIV, etc., etc.

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