‹ Études sur la Queste del saint graal attribuée à Gautier MapChapitre 49 sur 150 · Sommer, VI · texte numérisé non relu

Sommer, VI

2. « Lors se pensa (li anemis) en mainte manière coment il te poroit décevoir. Et « tant qu'au derreain li fu avis qu'il te poroit plus tôt mener par famé que par autre « chose a pechier mortelment... » Cf. Sommer, VI, 89.

3. « Chanceler te fist il si qu'il te fist guenchir fors de droite voie et entrer en cela que « tu n'avoies onques conçue : ce fu en la voie de luxure, ce fu en la voie qui gaste cors « et arme si merveilleusement que nus nel puet très bien savoir qui essaie ne l'a. Des « lorse te toli li anemis la veue. Car si tost come tu eus tes elz eschaufez de l'ardor « de luxure, maintenant enchacas humilité et atresis orgueil et volsis aler teste levée « autresint fièrement come .1. lion. » (ibid., 90) .

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(le II I tixinr ? rVst elle qui perdit la IVntapoIc. Sorlomc, etc., etc. ; ( est <11«* 'jiii (^gara Samson, qui p<TVcrtit Salomon. L'iîcri- (iiir (lil vi;»i. Il h.imtr dr l;i fcinmr a fait i)/Tir bit-n des homiiu '

La seconde place, f^arini les veitiis. i st attiihucc à !'humilit<5 et, parmi les vices, ;\ r(ii>,Mieil. « Apres teste vertïi (virfi^inite) qui u tant (^st halte », dit le sage h Lanrelot. « avoies tu humilité *. Dans ce passage où s'escpiissc une sorte de classification des vertus et des vices, il semble que la chute de l'humilitr'* dans l'orgueil soit une consi5(iucnce du grand péchd' initial de luxure *. Aucune explication psychologicpie n'est donnée de ccttv filiation singulii^re de sentiments. Comment l'âme passe-t-elle du désir charnel i\ l'orgueil et de là aux autres vices, l'auteur ne nous le (lit point, et sans doute il ne se l'est même pas demandé. Il se proposait i]c marquer théoriquement l'importance relative des vices et non d'en décrire les combinaisons dans le cœur de l'homme. L'orgueil n'est donc que le ^^econd des vices et en fait il ne caractérise à lui seul, dans la Oiicste, que des personnages secondaires, Hector, Mélyant. Tandis que les grands héros sont soumis à l'épreuve redoutable de la luxure, c'est un chevalier de la veille, un apprenti comme Mélyant que l'orgueil séduit.

Il est manifeste que virginité et humilité, luxure et orgueil, sont les seuls vices et vertus qui méritent une attention particuhère. La Queste en norfime bien quelques autres patience (ou souffrance), droiture (ou justice), charité, abstinence ; mais ce sont pour elle des vertus de second plan : elle les définit sans les opposer une à une à des vices et sans les illustrer d'exemples. Elles complètent la perfection des bonnes âmes, elles ne la déterminent pas

Il faut faire une place à part à un péché que la Queste a flétri à plusieurs reprises : c'est l'homicide. Un des traits les plus soigneusement marqués de la « chevalerie nouvelle », c'est sa répulsion pour le meurtre, son dégoût des aventures sanglantes de la chevalerie mondaine. On a vu la douceur significative des héros à l'égard même des impies : la Queste est pleine de combats, on n'y trouve pour ainsi dire aucun meurtre. Les exploits de

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