‹ Études sur la Queste del saint graal attribuée à Gautier MapChapitre 61 sur 150 · Mon, cist., éd. Guignard, p · texte numérisé non relu

Mon, cist., éd. Guignard, p

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rtVIirippa (\\\r t^()i^ ^ \'(ul.i. dansia inôiiu* âme, l'oj'; deux cloclriius, clr la (loncoiir et de la riR\u»ur. Saini i nxi avait ronnn de pareilles inccrlitiideH ; hii aunsi avait ri.nniH nté la inisi'iii ordinisc parole de l)ieii ; mais lui atissi avait trouve'- Ixin (pie les ennemis de la foi fussent mis i\ mort. Dans sa e<^lèbrc Lettre aux Templiers, il fait sans restriction l'aïKiloi^'ie du meurtre dos impics : « Nuncpiam motucntcs... de hostium carde pecca- « tuni,. . (piandocpiidem morspro Christo ferenda et nUiil haheat « crimiuis et j)lurimiun gloriîe mereatur... • Milea Christi secu- « nts ifiterimit.» Saint Bernard ajoutait à ces afTirmat ions quelques commentaires explicatifs, mais (pii. s'applicpiant surtout à la situation particuliî^re des Templiers ou des Croises, n'avaient pas un(» portée générale évidente. Après lui il était encore possible de préférer l'autre attitude et de ne pas vouloir la mort du péclunir. Un autre docteur cistercien, Alain de Lille, devait faire mieux : il démontra que la parole de miséricorde : « Nolo mortem peccatoris, » se conciliait avec la pire rigueur. On lit en effet dans son traité Co///r^ les hérétiques ' : « La phrase : nolo « mortem peccatoris (Ezech. xviii), ne s'applique pas à la mort « du corps, mais à celle de l'âme : il ne veut pas la mort de l'âme, « mais qu'elle se convertisse et vive — au sens spirituel » (sed ut convertatur et vivat spiritiialiter). De là à l'idée du châtiment des corps assurant la vie des âmes, il n'y avait pas loin. Voilà en tout cas la principale objection supprimée et le meurtre des impies permis ; dans le chapitre suivant, Alain montre qu'il peut même être recommandé *. Il y a là de quoi justifier les plus impitoyables exécutions. Ce n'est pas le lieu de disserter sur cette astucieuse dureté cistercienne, ni de l'expliquer soit parla parenté étroite qu'il y avait entre Cîteaux et plusieurs ordres militaires soit par le désir des Cisterciens de combattre l'hérésie des Vaudois, dont l'une des thèses était que de toute façon il ne

1. « Très tamen mulieres evaserunt, quas nobilis domina mater Buchardi de Marliaco ■ ab igné eripuit et S. Ecclesiae reconciliari fecit. » Petr. Vallsarn., c. ^y.

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