Cf. Mon. cist.y Guignard, p
2. « Vinum in conventu non apponatur, nisi prius fuerit aqua dilutum » [Ann. cist., III, 285.) Cf. encore la défense faite au moine hors de son couvent de boire du vin pur : « Nec vinum bibere nisi bene aquatum. Consuetudines » {Mon. cist., Guignard, p. 264).
3. « Remota omni occasione sive nutrimentorum augendorum vel conservandorum, « sive rerum monasterii quarumlibet, ut quandoque necesse est, lavandorum, sivedenique « cujuscumque necessitatis, feminarum cohabitatio nobis et conversis nostris omnino et interdicta est. Ideo nec intra curtes grangiarum hospitari nec monasterii portam ingredi « permittuntur. » (Ibid. 251). La même défense est répétée dans les Vsus conversum, afin que nul n'en ignore {ibid., p. 282).
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« a son thcviiliiT (|iic rie in»il uvi-c lui m la qurstc. Si ot laicnz « de iv\ (|iii (Ir IcgiiT s'i acordîiissrilt et <|iii UM le volhisscnt, le « ne fus! I jMciidoin virlz. vcstuz de robe de religion, (|iii laienz I entra après souper. Kt quant il vint dt.'vant le roi, si parla fti a liant (pic tiiit hî porent oir, et dist : « Oiez, Seignor chevalier « de la iabJe Keonde qui avez jurée la quette dcl saint (îraal I « Ce vos nuinde par moi Naseituz li hermites cpic nus en cestc « qui^ste Ile luaint daine ne danioisek* cpi'il ne cliiece en pcchié « inoitri '. » Dans le ton solennel de cette déclaration, m* senton pas (pielqne chose de la majesté d'une loi, d'une Rè^lc ? Les ordres milituires. — Ces prescriptions et toutes celles qui s'y ajoutaient pour régler jusqu'au menu détail la vie des frères de Cîteaux avaient pour but suprême de tenir toujours les consciences en ëveil, les énergies tendues. C'étiiit un ascétisme parfait, où l'on retrouve le même mépris de la vie corporelle, le même désir de « chastiement de la char » que dans la Queste. Mais le combat pour Dieu, la « chevalerie Jhesucrist » n'était pas à Cîteaux une simple métaphore. De très bonne heure le caractère énergique et plus actif que spéculatif de la piété cistercienne avait préparé cet ordre aux entreprises militaires et lui avait valu la faveur de ceux qui, aux frontières de la chrétienté, combattaient les ennemis du Christ avec des armes réelles. La mort de l'abbé Robert, fondateur de Cîteaux, avait été marquée par des prodiges célestes, parmi lesquels on avait vu des croix, qui furent interprétées, dans la suite, comme le signe des nombreux ordres militaires qui devaient sortir de Cîteaux ^. Sans doute tout ordre riche et puissant devait nécessairement prendre part à cette continuelle guerre sainte qu'entretenait le zèle de la chrétienté entière. Cluny avait, aux xi^ et xii^ siècles, jeté sur les Maures d'Espagne mainte expédition qu'excitaient les chants des trouvères ^. Cîteaux reprit cette œuvre avec une ampleur nouvelle. En 1198, la lutte contre les Infidèles faisant trêve en Orient, l'attention se tourna vers la Livonie. Un moine cistercien, Bertoldus, fut le promoteur de cette croisade où il trouva la mort et d'où sortit l'Ordre des Chevaliers