Manrique, Ann. cist., III
2. Miraeus, Orig. monast., 5, 9, ap. Henriquez, Fascic. I, 252.
3. « Ego rex Sanctius — facio chartam donationis... Deo et B. Mariae.. et zanctae « CMigregationi cisterciensi et vobis Dom. Raymundo abbatiEccle. S. Mariae de Fiterio « et omnibus fratribus vestris,... de villa quae vocitatur de Calatrava... » Manrique, Ann. cist., II, 303-4.
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Heulomrnl ils inciiiiiciit Ir /^nind (omhat avec d'autres anncn (pic Iriirs fn^ri'S
Vnv jxircnti^ i\ piinc moins rtroiti* rattachait à ' i» iiix l'autre nidiv militaire «'spa^Miol, Alcantara. Il avait d ain^nl porté le nom <!• Saint Julien del Pereyra v.i n'était gu^re alors (jn'unr ti(»iii>e de volontaires. Puis, en II56, IVvt^quo de Salanianipie, (pii était cistercien, leur df»nna la régie (U* son ordre. Comme les chevaliers de Calatrava ils portèrent, du moins un i-ertain temps, l'habit cistercien îidapté au métier des armes. Mais ils n'étaient pas somnis à l'autorité de Cîteaux ; ils restaient «Ml marge de l'Ordre *.
Entni. le plus puissant et le plus célèbre des ordres militaires, le Temple, avait été fondé sous les auspices de Cîteaux et gardait à cet ordre une amitié particulière. C'est au concile de Troyes (1128), où assistaient, outre de nombreux prélats, l'abbé de Cîteaux et Hernard, abbé de Clairvaux. que fut élaborée la règle des Templiers et que l'habit blanc leur fut donné. L'opuscule de saint Bernard Ad milites Tcm pli conserve le souvenir du temps où la sagesse cistercienne guidait les combattants du Temple. Une lettre de saint Bernard au pape Eugène accuse aussi la fraternité des deux ordres. Les Templiers s interdisaient de recevoir dans leurs maisons des transfuges de Cîteaux ; (il no semble pas toutefois que cette règle ait été longtemps observée). Enfin, dans le serment du maître des Templiers de Lusitanie se trouvaient, selon certains auteurs, les phrases suivantes : « Deinde promitto submissionem meam generali magistro « ordinis, et obedientiam secundum statiita heati patris nostri « Bcrnardi... Religionis personis verbis, armis et bonis operibus « auxilium non denegabo, praecipue monachis cisterciensibus « et eonim ahhatibiis, tanqiiam fratrihiis et sociis nostris ^. »
Il y avait d'ailleurs entre les deux ordres des relations personnelles, des visites, des voisinages. Depuis les dernières années du XII e siècle, Cîteaux avait des maisons en Terre Sainte, au Mont Thabor ^. et se trouvait ainsi quelque peu mêlée à ces choses d'Orient où les Templiers avaient une si grande part.