‹ Études sur la Queste del saint graal attribuée à Gautier MapChapitre 72 sur 150 · Manrique, Ann. cist., III · texte numérisé non relu

Manrique, Ann. cist., III

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que \c roi portait toujours au. cou. « Et triii' iculo ». crucU

« inipifSM). consolabatur cum diccus : « CoufuU', \<vx, in hf>c « signo vincrs ; et in pcriculo tiinoris nia^'iii. rpiah- nunrpiain « hactonus cxjxTtus es, sinr laesionr tui hostilt-s incursus « évades. » Au jour, la batailh* sr livre ; Amaury, vainqueur mais isolé des siens et cerné, va périr ; il sv souvient alors de sa vision, invo(pie saint Bernard et lui promet, s'il échappe, d'envoyer sa croix i\ Clairvaux. Aussitôt il est secouru par trente de ses chevaliers <t (piin/e Templiers. Et la croix, i\ Clairvaux, fut placée sur la Table d'argent avec les reliques de Nonus Artandus *. Qu'on relise dans la Questc l'histoire du bouclier d'Evalach •, et on sera frappé de l'analogie des deux récits, qui reprennent et accommodent de fa(;on prescpic identique la célèbre aventure constant inienne. Dans tous deux un saint (mort ou vif, peu importe), confère par le signe de la croix une vertu salvatrice à un objet que porto un roi combattant ; dans tous deux ce roi remporte d'emblée la victoire, mais, par un rebondissement identique, il est alors en péril extrême, dont il est sauvé par une prière faite sur l'objet consacré. Enfin dans tous deux le roi se convertit, et, coïncidence plus significp,tive, l'objet miraculeux est par lui remis à une abbaye cistercienyie. Il paraît invraisemblable que la parenté de ces deux récits soit fortuite.

Le légendier cistercien est épars dans de nombreux auteurs ; sans doute pourrait-on y découvrir encore mainte histoire merveilleuse dans la manière des romans du Graal. Mais il ne s'en trouverait pas aisément une plus joliment voisine de la Quesfe que celle de Walter de Birbach, que conte Césaire de Heisterbach. C'est une singulière figure que celle de ce chevalier à la fois mondain et religieux, dont les aventures se déroulent en marge de Cîteaux, aux confins du monde chevaleresque et du monde monastique. Il fréquentait les tournois, conduisait des hommes d'armes ; mais en même temps sa dévotion singulière à la Vierge lui donnait un peu déjà l'air d'un religieux. Sa vie fut embelHe de miracles comme celle d'un saint moine, mais c'étaient des miracles chevaleresques. Un jour, allant à un tournoi avec

1. Joannes Picardus, add. viiae S. Bernardi. — De S. Bern. miraculis. — Invent, reliq. Clarctvall.

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