Haehr., V, VI, VII, VIII, IX
LA TRANfCRIl»T|ON ROMAN g.<
U'\ (pi on lu n pr<5>ionlait *tir t^rri-. IH' l«i tij»t ncu la cmynnrc q«o « l.i litin>;it: visible («'IrhiVM' h l'iUitcl vh{ arcompafjiHλ- «l'un»' « lituijijiî iiivisihio dans luqufllc intn vic'imrnt U'% onin-» d'^ « inilin's « . * M. I)<>K lo v« si» • ! tint Nil rapporte que « le
u patriarrJH' |«'.iii a vu, l«iiv|u'il (ék-brait |o saint sacrifice, de* <( angrs (lrs( I ndrr du ciul vu vôtrnu'nts spNîndide» et se tenir « inminhihs juscprà l.i Ciinsoninuition du ttîrriblo mystère • ».
A\ï siiVli^ suivant, lo psimdo-Dcnys l'Arcopagitc, dovejoppant lo tlu^nio ainsi osipiisst', a(Tirmo cpio la liturgie visible s'accrimplil à i'inutatiiïn de celle (lue célC^brent Ks piu*- (élcstes,
dont les prêtres et les diacres ne sont cpir l'inM^- M-nsible •. Hientùt des nurarl(»s viennent ilhistrer et conlirnur la doctrine. u Une version de la Chronique de Nestor raconte (jue, lorsqu'en « q^j, les envoyés du grand prince russe Wladimir vinrent à t< Hyzanco, on les fit assister à un office solennel dans Sainte^ « Sophie. Au milieu des pompes déployées à leurs yeux, ils « crurent voir dans les vapeurs de l'encens, parmi le flamboie- « ment des cierges, des jeunes gens ailés, vêtus de costumes « magnifuiues, flottant dans l'air au-dessus de la tête des prêtres (( et chantant triomphalement : Saint, saint, saint est l'Éternel. M Et commt^ ils s'informaient de ce qu'était cette apparition M merveilleuse : « Si vous n'ignoriez pas, leur répondit-on, les « mystères des chrétiens, vous sauriez que les anges eux-mêmes « descendent du ciel pour venir célébrer l'office avec nos prêtres *».
La Divine liturgie était constituée. On sait que cette scène, où une pensée théologique s'exprime avec une si suave poésie, fut un des sujets de prédilection des artistes chrétiens d'Orient. On en trouva un exemple au xii^ siècle, sur une patène du mont Athos ^, puis de plus nombreux, et au xiv® elle est le motif principal de la décoration des éghses grecques. On y voit généralement le Christ en costume pontifical, près d'un autel où il consacre le pain et le vin, et une procession d'anges qui s'avancent vers lui, vêtus en prêtres, portant des encensoirs, des objets
1. L. Bréhier, La Divine liturgie de la cathédrale de Reims (La vie et Us arts îiiurgiquts nov. 1919).