Episode de Bohort
« Une (lainoisclc si bvïc il avriuint (|u il paioit en lui avciii « toute bcaiitr torricnno; rtfu si ricln'mcnt vt-stui* com ^'t-l** eust « vMiS a cljois lie toutes les bêles robes <lel monde. » Kt eelle-C! n'attend même pas qu'on la j>rji' d'am'»«!f ' '« -< ••!'•• "«li fnifid les devants * !
F. a description du Tentateur amt^no naturellrnient le rZ-rit de la l( ntation : aprtS diverses alt<rnativcs, le Malin est finalement vaiiK u. et sa déroute contraste avec son apparition. I-^ QmsU ne connaît (ni'un<' manière de faire cesser les diableries, c'est le signe (le la eroix. I< plus simple des exorcismes. Au signe les prestiges tombent ; mais l'auteur n'a pas poussé l'amour du contraste jusipi';\ remplacer les belles tentatrices par (pielque monstre affreux. Ou bien il leur laisse dans la fuite leur apparence précédente ^, ou bien il anéantit tout d'un seul coup ^. Mais chaque fois la fuite des démons s'accompagne de tempêtes, de vacarmes, parfois d'une puanteur horrible. C'étaient des traits traditionnels.
Il est à remarquer que contrairement à ce qui a lieu pour les personnes divines, la Queste, dans ses descriptions diaboliques, n'a aucun rapport précis avec l'iconographie. Les arts plastiques présentaient cependant en ce temps-là d'assez nombreuses et impressionnantes effigies de démons. Elles pullulent dans les Jugements derniers des grands portails d'églises. Faut-il croire que, n'étant point basées, comme les représentations de Dieu, sur des textes sacrés, elles gardaient aux yeux du subtil auteur de la Queste un caractère fantaisiste et arbitraire qui le dispensait de les copier ? Ou n'est-ce pas plutôt qu'il considérait Satan comme essentiellement multiforme, aussi divers en ses aspects que le mal innombrable ? La manière la plus exacte de représenter Satan serait donc de le confondre avec chaque vice et de lui en donner la figure. En fait l'auteur de la Queste n'y a pas manqué. Déjà dans les scènes de tentation qu'on vient de voir on ne saurait dire si c'est Satan, le Prince des Ténèbres luimême, ou quelque noir démon de la Luxure, qui prend ces apparences féminines. Est-ce une apparition du diable, ou n'est-ce