‹ Études sur la réforme à MontpellierChapitre 2 sur 110 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'auteur de ce livre est bien connu des érudits. En 1907, une étude sur le curieux procès de l'évêque de Montpellier, Guillaume Pellicier, l'avait signalé à l'attenlion des historiens du XVIP siècle. Ce travail n'était lui-même que l'amorce de recherches plus étendues sur notre grande crise religieuse. M"e Guiraud se proposait de nous décrire l'origine, les progrès, la décadence du protestantisme à Montpellier. Elle a réussi dans son dessein. Commencée depuis huit ans, poursuivie avec patience, avec méthode, malgré les angoisses des temps actuels, l'œuvre voit enfin le joui'. Nous voudrions en indiquer l'intérêt et les résultats.

Un des hommes qui ont le plus contribué à faire connaître notre Réformation, Mr N. Weiss, écrivait en 1900 : « On ne peut guère ouvrir un livre français touchant à cette époque sans y trouver peu ou point d'idées originales, une critique nulle ou insuffisante, des jugements puérils ou surannés, bref des lacunes révélant celles de l'enseignement officiel ». Cette leçon sévère s'adressait à nos Universités. Elle a paru excessive. Etait-elle tout à fait injuste? Le grand travail historique, si intense à la fin du XIXe siècle, s'était surtout appliqué à l'antiquité et au moyen âge. Dans ce domaine s'étaient révélés une foule de jeunes maîtres. La plupart des recherches de nos Facultés ou de l'Ecole des Chartes avaient, de préférence, porté la lumière sur ces coins d'ombre. Moins bien

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