‹ Études sur la réforme à MontpellierChapitre 5 sur 110 · A I INTRODUCTION · texte numérisé non relu

A I INTRODUCTION

Il serait à souhaiter d'abord que, pour les textes, fût poussé plus à fond le travail de publication ou d'inventaire. Certes, nos érudits se sont depuis longtemps engagés dans cette voie. Mais, en dehors des chroniques ou îles mémoires dont nous possédons des éditions définitives, que de lacunes dans notre connaissance des documents! Nous avons la correspondance de Calvin ; celle de Bèze n'est pas encore entièrement mise au jour. Nous connaissons les lettres de Catherine de Médicis. Quand se décidera-t-on à rechercher, à publier les papiers du cardinal de Lorraine?... Voilà pour les premiers rôles. Regai dons maintenant vers la Coule. Nos archives ont des trésors. De ces trésors combien nous sont connus? Des dépôts judiciaires, si riches cependant en détails précis, authentiques, nous n'avons a peu près rien. Les registres des Parlements ont, pour la plupart, été conservés. Par les extraits qui ont été publiés, et pour des périodes très restreintes, de la Chambre ardente de Paris, du Conseil des Cours souveraines de Rouen et de Bordeaux, on peut se rendre compte de l'immense intérêt qu'ils offrent. C'est là vraiment que l'on peut suivie, presque pas à pas, la marche de l'hérésie, retrouver le nom ou la condition sociale de ses apôtres, mesurer les forces d'attaque ou celles de répression. Or, ces témoignages nous échappent. Je reconnais volontiers que leur publication intégrale eût été un travail surhumain et souvent inutile. 11 y a bien du fatras dans ces grimoires, de monnaie de billon dans ces richesses. 11 faut choisir. Nous voudrions au moins une analyse. Celle qui a été faite pour les registres civils du Parlement de Toulouse montre à merveille l'inestimable service rendu par des inventaires bien faits. Souhaitons que nos archivistes se mettent quelque jour à ce travail.

Nous pourrions faire les mêmes remarques pour d'autres sources de notre histoire : documents administratifs ou documents municipaux. Ici encore nous n'avons que des fragments. Les lettres missives des rois dorment toujours dans les recueils de la Bibliothèque Nationale. Fragments, les dépèches des gouverneurs. Quelquesunes, notamment celles de Bury, Saulx-Tavannes, Joyeuse, ont eu la lionne fortune d'être exhumées. Que d'autres restent éparses. perdues, ignorées, sans qu'une main experle ail entrepris de les découvrir! Fragments, les délibérations des Fiais.. Nous connaissons les vœux des assemblées générales de la nation. Ce qui serait

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