CHAPITRE IV LES SECONDS TROUBLES
On a vu tous les efforts des pacificateurs pour amener entre les partis surexcités une détente sincère et durable ; il faut en donner la contre-partie dans les griefs mutuels. Malheureusement il s'en était trop accumulé contre les calvinistes pendant la guerre et aussi depuis la paix, et il s'y en ajouta assez, à l'appréciation des protestants, dès que le pouvoir fut rendu aux catholiques, pour créer une situation a tel point difficile qu'il en sortit inévitablement de nouveaux mouvements. Désormais, le culte étant pour tous ou libre ou toléré, ce fut principalement sur des questions de légalité et d'argent que roulèrent les difficultés, et c'est là, semble-t-il, ce qui explique pour beaucoup la participation plus grande de la magistrature à la deuxième et a la troisième guerre, si rapprochées de dates et comprenant bon nombre des mêmes acteurs.