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volonté souveraine. C'est là que Tunité allemande fut décrétée trois fois: la première, au profit d'une administration provisoire dont l'archiduc Jean était le dépositaire; la seconde, au profit d'un empire démocratique imposé plutôt que confié à Frédéric- Guillaume lY ; la troisième , au profit d*une Convention ridicule qui se dispersa un matin devant la police de Stuttgard. Ces actes qui répondent à trois périodes bien distinctes de la révolution allemande et qui furent l'œuvre des principaux partis, tendaient tous à un même but proclamé d'avance avec orgueil. L'heure était venue, disaient les enthousiastes , oh l'unité de la patrie allait éblouir l'Europe ; et les cloches sonnaient à pleines volées dans toutes les églises de la vieille cité des Empereurs. Le pre* mier jour, hélas! le Nord et le Midi de l'Allemagne commencèrent à s'observer avec défiance ; le second jour éclatèrent les hostilités diplomatiques qui faillirent amener la guerre de l'Autriche et de la Prusse ; le troisième jour, enfin , fut le signal des émeutes démagogiques et des déchirements de la mère-patrie!
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Au milieu de ces batailles confuses , je me suis efforcé de peindre impartialement et les hommes et les choses. Il y a deux sortes d'événements dans une telle histoire : les faits du monde réel et les faits du monde des esprits. J'ai suivi les transfor-mations de l'Allemagne sur ce double théâtre, lies sympathies étaient acquises à ce que j'appellerai le parti de 89 , aux libéraux constitutionnels , aux hommes qui voulaient introduire au-delà du Rhin ou y affermir par des garanties sérieuses les droits sacrés que nous ont conquis nos pères. Je n'ai pas cherché cependant à dissimuler les fautes , la timidité, les préjugés souvent vulgaires, l'indiscipline presque constante de ce parti qui pouvait seul sauver la cause de la liberté et du droit. G*était aussi mon devoir de rendre justice aux intentions élevées ou aux qualités supérieures des hommes que je combattais. L'école appelée romantique chez nos voisins a fait certainement beaucoup de mal ; elle a brouillé toutes les idées , elle a asservi
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les arls , mutilé la science , défiguré la religion , elle a méconnu tous les droits de notre siècle et toulu ramener le genre humain au moyen-^ge. Si j'ai été obligé de signaler et de poursuivre oe fatal esprit cbez les plus émiâentes personnes de TÂlle* magne , }%\ éprouvé une joie sincère chaque fois que j'ai pu honorer dans les rangs du romantisme politique là distinction -de rintelligence et la grâce de la charité.
Quant à l'athéisme hégélien , comment parler de ses débauches sans les flétrir? Si ces études valent quelque chose , c'est sans doute parce que l'auteur a le premier révélé à la France l'exécrable foyer d'impiétés où la démagogie européenne allait forger ses armes.
La philosophie a 'a pas b^oin qu'on la déftiode. Nous savons qoe le christianisme > à toutes les grandes époques de son histoire , a faiventsé le libre déveioppement de la raison ^ et personne ne sympathise plus que nous à ^s prodigieux efforts ^'a défiûfé» l'esprit de l'foomtïïe pour pénétrer les myfr-
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tères de la vie. Hegel était uo gépiie puissant et un partit homme de ))ia3. Siq^^mept cbrétjien dans la pratique , attaché de eodur w^ dogmes religieux de sei3 pères , rillqstre auteur de la Phénoménolûgi^ ds l'Esprit a pu iis troiEuper x^omme Spinosa et Kant, <K>iBn)e fichie et SchelU^g , comme sa tromipeut , béla« I tou^ ces grands poqrs ppssiidé^ d'un iwmense dsésir de TiAÔni^ U^m ces hévo» 4^ la peu^é^ qui veulent ^mt)rafiser h m^nee eatii^re et dérober les secrets du Créateur! A-^ milieu des trésors sans nombre prodigués dans ses livres , au ixiilieu de |:a&t de vn^^ ingénicK^ias et profpi^es SJ^r Ti^^il; , sur Iqs arts «et Jiç§ s^s^eoçes , §ur les
reliigww, «w h el^îpti^nîBn» , ,sij«? le travwl m^ gr^f 4w ^m§ Wfmn , U^fu cf^mm^ke et il
ai^ommi^» m fff*t* 4es erpe,i|w; qi^i r^^p^gA^t ^^ma c»6|iawes n«tuwlles #t ^rp^ep 4e |*$mp ; ina^ ii i^t r^w$$é ^we «idignaj^ Us fepnséqveuQfis qve de pf^t^ndw disciples .oat l&rées 4e ^es dcnetrines. L'école qui s'est donné le nom de jeune ée(de Aégélifimfi , s'esA iglorifiée eU^même d'a^Qir opéré la dissolution complète de la philosophie de