‹ Études sur la révolution françaiseChapitre 103 sur 198 · LA GIRONDE, LA MONTAGNE^ LA PLAINE · texte numérisé non relu

LA GIRONDE, LA MONTAGNE^ LA PLAINE

Les soldats de la République à Valmy. — Grande tâche de 1a ConTention. — Luttes qui s'établissent dans son seîn. — Places diffiârentes occupées par des partis difCéosnts. *- Les Girondins artistes en politique. — Ce qu'en politique <m appelle un parti. — Pourquoi les Girondins n*ont pu être un parti. — Manque de loyauté de leurs moyens. — Buzot pc« fiûtpouE être de ee groupe. — Les Montagnards ci leor politique. — Conflit entre la Montagne et la Gironde. — Boissy d*ÂngIas et ses platitudes. — Ses succès sous tous les gourerBements. — Mot de Ducos. — La* Montagne, Is Plaine. — Opinion sur les hommes du Centre ou de la Plaine.

^ous avonfi vu que, présage peut-être de sa de&tmée

<)Ux devait être un combat, la Convention s'installait

%Uaj[id les échos reproduisaient à ses oreilles le bruit de

*^ tataille et de la victoire dé Valmy. Vahny était la

première étape de guerre et de gloire de ces volontaires

enthousiastes qu'avaient dédaignés la vieille stratégie,

ïéxnigraition et l'Europe. Improvisés soldats par le génie

ie la. liberté et l'amour de la patrie, un général venait

^ &ire leur instruction militaire, en leur disant : a: Les

Prussiens vous canonnent et s'avancent sur vous ; courez

au-devant d'eux la baïonnette en avant. Vive la nation 1 ]>

Mais, installée au bruit d'une bataille, la Convention

trouvait, pour premier enseignement de sa position et de

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868 devoirs, les froniddres enyahies, dégamies là mdme^ Pennemi n'avait pas encore passé, les fortifications minéi les magasins vides, et la disette des mnnitîona et d vivres.

Jamais situation ne sollicita davantage Tafanégati personnelle, l'oubli des Inttes et des rancunes, le sao fioe des griefii les plus légitimes, pour concentrer 1 dévouements, les efforts et les courages sur la défei exclusive du sol national.

Et pourtant, au seuil même de la Convention, on trou malheureusement, dans les rangs des hommes qui vienne composer l'Assemblée chargée de , sauver la iVanoe, u lutte funeste qui n'est plus, dans ses premières appaienc la lutte d'un principe contre un autre principe, et q semble plutôt la lutte de certains hommes conixe d'anti hommes.

L'aspect de la salle même indique aux moins dai voyants des groupes dessinés pour la lutte, comme ai premiers jours de la Révolution. La gauche est rempl par les révolutionnaires groupés principalement sur 1 hauts gradins, d'où est venu le nom de Montagnards^ qn même rétrospectivement, on a employé pour désigner le parti. Mais la droite, place malheureuse par ses traditio: contre-révolutionnaires, est occupée par les Girondins.. Et le centre, et ses bas gradins, servent de place à groupe bigarré, intermédiaire, si l'on veut, qui a reçu pi communément le nom de Plaine^ assez souvent oel de Marais^ quelquefois celui de Ventre^ et qui, appeU un rôle sans éclat, devait être néanmoins d'un po; considérable dans les délibérations en donnant on retirant la majorité à la Montagne ou à la Gironde.

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