LA OIBONDE, LA MONTAGNE, LA PLAINS
Béyolution des principes qui pouvaient appeler la popularité. A la veille du 9 thermidor, on le verra comparer Elobespierre à Orphée, et contribuer à le frapper le 9 thernidor, pids donner la main tantôt aux hypocrisies, antôt aux fureurs de la réaction thermidorienne. Il sera [oté à la suite de' prairial d'une célébrité bruyante, et on e trouvera parmi les royalistes renversés en fructidor. On e verra après brumaire accepter la fonction de président lu tribunal, un président non élu par son assemblée, ^ est-à-dire un président remplissant à peu près le rôle de lommissaire de police sur la direction de délibérations onyent dérisoires. Aussi est-il devenu comte de FEmpire, ^tifié parfois de missions de confiance, telle que celle [e s'opposer aux efi'orts des alliés envahisseurs, ce qui ne 'a pas empêché d'adhérer avec empressement au rétablissement des Bourbons, et de devenir l'un des pairs de France de Louis xvui. A quelques mois de là, pendant es Cent-Jours, Boissy d'Anglas redevenait le serviteur le l'empereur Napoléon, et aussi son pair de France dans .'Assemblée qui, sous ce nouveau nom, devait remplacer ie Sénat ; mais la seconde restauration se faisant, Boissy d'Anglas reprenait place, la même année, au milieu des
pairs de France de Louis xvin
A côté de Boissy d'Anglas, et jouissant de la même sorte d'influence dans la Convention, on peut placer Durand de Maillane, le même qu'on a vu, le compas à la main, calculer sur la carte quel jour les armées étrangères pouvaient entrer dans Paris, et rappelé à la réalité de la situation par le tocsin et le canon des journées de Septembre, le même aussi qui se trouvera parmi les royalistes de fructidor..
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Il est probable qu'au milieu des hommes qui s'efforçaient de se montrer incolores dans la Convention, il s'et^ est trouvé plus d'un qui, suivant une tactique royaliste j^ trouvait bon de détruire chaque parti par Tautre pon^ nettoyer la place de la monarchie. C'est pour cela peut — être que Ducos disait aux députés siégeant au Centre, e9 appelés le Ventre : a Le Ventre dévorera les deux bouts ; j^ mais la plupart n'avaient pas même dans l'esprit 1 combinaison que ces paroles, pourtant prophétiques, semblaient supposer.
On ne les appelait pas seulement le Centre et le Ventre, ils empruntaient encore des bas gradins qu'ils occupaient les noms de Marais et de Plaine; c'est ce dernier qui a prévalu plus communément. Mais à l'exception de Bobespierre, qui avait des ménagements pour eux, et dont ils paraissaient lui savoir gré, la Montagne les appelait les crapauds ou les grenouilles du Marais.
A un point de vue ou à un autre, selon son opinion, ses préjugés ou ses passions, on a vivement attaqué Montagnards ou Girondins, et, par une injustice ajoutée à t^nt d'autres, on a trop accordé le bénéfice de l'oubli à la portion conventionnelle qui mérite le plus le mépris de l'histoire. Les gens qui composaient la Plaine, hommes qui se disaient modérés parce qu'ils étaient lâches ; qui se disaient sages parce qu'ils s'aplatissaient toujours assez à temps; qui se croyaient habiles quand ils suivaient les inspirations de quelques intrigants, sont exonérés de critique, et sont pourtant ceux qui méritent toutes les imprécations. Il n'est pas besoin d'étudier longtemps cette réunion de gens sans vergogne, dont l'appoint forme la majorité ; on la suit trop facilement dans sa
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condnite, quand tour à tonr elle accepte le jugement de Louis XYi, donne la minorité à la Gironde, puis laisse tomber la Gironde et l'abandonne même à la mort, sacrifie à Bobespierre la tête de Danton, livre ensuite Robespierre aux Thermidoriens, et des Thermidoriens eux-mêmes aux égorgeurs d'une réaction sanguinaire! La Plaine, quelle fange ! . . .