CHAPITRE V
LDIXBB ENTRE hk MONTAGNE ET LA GQtOMDE
Les (Hrondiui ae eraieBt trop longtemps mttrei de It Bévo» hilkm. — Lear politiqne disadTaiite. — Comité de ooostl*
' tutkm. — Bxeitatioiis et réeriminatioiiB des purtis. — lioaTd enrMement de Totontairee. — Les Giroadhis r»ftMent d'enToyer les fédérés aux années. — Paris s*ea inquiète. — Demande d'un triimnai extraordinaire. — BÛot croit à une coignration des Montagnards. — Jèoméa dn 10 mars. — Demande de la mise en accosatfoa 4t Marat. — Pourquoi Boiot s'y (^pose. — Ce que la Oinaim fliit de llnamofibiiité des députés. — Loi des snspeels. ~ IRraUson àe Dumonriei. — Ses conséquences tradnitee eii trois décrets.— La Intte devient fomddable. — PétitloM «t adressée ccmtre les Girondins. — RoKiert Undet d^^torâ llnfluence des sections sur la Gonrention. — Ce qu*on a appelé le triomphe de Marat. — La Gironde a besoin du concours de la Plaine. — Sa perte deyient imminente.
Réciproquement soupçonneux et soupçonnés de tous les complots, les deux côtés de la Convention, quoique ayant également contribué au renversement de la puissance royale, ont dû cependant puiser de nouvelles causes de ressentiments dans le procès de Louis xvi, et dans son terrible résultat : la mort du roi (21 janvier 1793).
La Montagne avait dominé la situation il est vrai, mais la conduite si peu nette des Girondins, qui résultait de leur position fausse, de leurs alliances et des mena-
LUTTES IDirTBB LA MONTAGNE ET LA GIRONDE 77
gements qu'ils s'étaient condamnés à garder, était expliquée par le désir secret d'entraver la Bévolution. Pour les Girondins, ils sentaient qu'ils avaient subi une défaite sans grandeur, ne laissant derrière elle qu'un amoindrissement sans compensation morale; et pour des hommes amoureux du beau, aimant l'éclat, entachés les uns d'orgueil, les autres de vanité même, il devait en résulter dans leur âme des rancunes profondes contre les adversaires qui les avaient réduits à cette situation.
Comme action, les procédés de ceux-ci devaient continuer d'être des procédés de pression extérieure, des moyens révolutionnaires.
Les procédés des Girondins ne pouvaient jamais être que des éléments de guerre civile : que cela rentrât ou non dans les desseins de la plupart d'entre eux, ils étaient des dissolvants de la Révolution, et c'est ainsi précisément qu'ils se grossissaient des mécontents et des royalistes, et que quelques-uns d'entre eux devaient se trouver un jour placés dans la cruelle alternative de se confondre dans les rangs de l'insiurection vendéenne ou de périr misérablement.
Les Girondins, comptant sur la majorité de la Convention, ne croyant pas que cette majorité pût leur échapper par une raison ou par une autre, se sont cru tout d'abord les maîtres d'une révolution qu'ils étaient incapables de conduire et de sauver.
Ils ont rencontré des compétiteurs plus logiques et plus audacieux, qu'ils ont d'abord traités avec hauteur, et plus tard avec passion et colère; puis ils ont voulu pour les perdre accumuler sur eux les injures et les accusations au prix d'inconséquences dont l'opinion pu-
a oà la pillage l'tflbBtUMt *d tonte réalité chez dea ; d'oA atliri om râotimioatioDS des partis : les fe im MaaJÊgaïaàs, et les Montagoanii MOBOtit Im Gûondîiig, qnmd les uns et les antres déflofiapt MnflànmBDt œs tristds désordres, dans leaqnds M u^nwit qivça fw godgaw gêna assez légitimenteot ■M|ifOiiiiéi ds TOjiliiiiKi, et ptas particulièrement ces f*»*"f"" donuitiqaM de la Noblesse, nombreux dons Fna, et qni ne laiiaiont Jimais échapper l'occssion de
ÏM nmxâtatian a'eat angmefit'^e ello-mèine des doi> vdlei finuatea venoea dn théâb-e de la guerre, des ioiHcèa ds BM amiaa et dea zébellious de Dumouriei, ngne svant-oomear de aa pnxshaiDe trobisou. Il fallut ■loon me fini fttre on ai^iel nu pntriotisme de )> mtmt, et Im demandv nn sotivel enrôlemeut di' 80.000 Tohnttairea, alora que, par euite de lenr situation «n. mîlieii de FMia, lea GKrMidînt refusaient d'envoyer aux aiméea les fêdérés venus i Paris, sur lesquels ils cm^ talent plus que de raison, dont ils sembMent Toultû se fitire lenr garde et qu'ils rendaient ainsi suspects à Farifl, qui ne voyait pins à sou tour que des complots paitoat
D'ttne telle situation à l'Idée funeste qui avut oecasionné les massacres de Septembre il n*y a paa loin; aussi enteudit-ou répéter dans les sections qu'il était juste de courir au secours de la patrie menacée par l'étranger, mois qu'il ne Mlait pas laisser derriàre an les aristocrates, les traîtres et les conspirateurs
On le disait dans les sections, mais on envoyait des dél^nés le reporter à la Commune, et on voulût le déclarer à la barre de la Convention. Dès alors, quelques-