Tome II
98 oanrx de' la'oibohde
Et ]>oiirtaiit, c'est ce moment qu'ils choisiasent pont accuser leurs adversaires : l'un, Guadet, avec son talent à attiser le feu, les accuse de l'ambition de la dictatare; l'autre, Isuard, qui préside i, se doDuarit les apimrenoes d'un révélateur, fait counaître un projet de Pitt, dont le Lut, dit-il, est d'armer une partie du peuple contre l'autre, d'assassiner plusieurs députés, de dissoudre U Convention et d'opérer, alors, une descente sur nos côts- Ces paroles étaient-ellee odiense8,oa étaient-elles niaisM? Il y a vraimeut des instants où les hommes les pli^ émioeuts condamnent les commentateurs à de bi*i' tristes réflesions
Puis Quadet, avec une résoiutioD qui eût été du cty^' ruge eu un autre moment, et qui mérite au moins le n*^ d'estravagance eu ces instants solennels, où il s'a^^ pour un pays d'empêcher l'étranger de souiller le ^^ national, saisit la Couvention de la double proposition ^^ casser les autorités administratives de Paris, et de fis- — . un autre siège à la Convention on iiutorisimt provis<^^^ rement les suppléants à ae réunir à Bourges. ^
La m^orité peut votei ces dispositions ; si elles boi^-^ exécutées, si Paris ne parvient pas à en détraire Peflfofl^ elles sont la perte, non pas de Paris, mais de la Réro-'^*' lation, de la France, de la nationalité elle-mêm^ beancoup de royalistes enx-m§mes sentaient avec doa" leur qne les étrangers avaient d'antres vnes qae le seofl rétablissement de l'ancien régime.
C'est Barère, esprit plus fin, pins politique et plus piatiqne, Ini seul, que tons les Girondins en8eial>lt, c'est
(1) Séance du 16 mai 1793.