‹ Études sur la révolution françaiseChapitre 114 sur 198 · CHUTE DE LA GIRONDE · texte numérisé non relu

CHUTE DE LA GIRONDE

Barère qui a détonmé la majorité de Tacte funeste qu'elle allait accomplir ; se plaçant au point de vue des Girondins, abondant même dans leur sens, s'élevant contre les débordements inséparables d'un tel moment, il développe un terme moyen consistant à nommer une commisBion de douze membres, chargés de rechercher les actes de la Commune, de prendre des renseignements auprès de toutes les autorités, de poursuivre les auteurs de complots contre la Convention, et de s'assurer même de la personne des conspirateurs.

La Gironde n'étendit pas au-delà ses vues; elle ne comprit pas que la proposition Guadet la perdait dans le sentiment public, et qu'arrivée à ces extrémités, elle était >erdue elle-même, si une telle proposition, une fois fornulée, n'était pas immédiatement et vigoureusement appliquée pour sauver les honmies, en sacrifiant la chose, 1 est vrai.

La commission des Douze, composée de Girondins et le royalistes, ne devait pas manquer à sa destinée qui itait de compromettre davantage les hommes, et de ne pas être, bien au contraire, un élément de salut pour une liation en danger de périr. C'était à Paris que la comlïiifision des Douze allait porter la guerre; mais la Commune, soutenue d'ailleurs par la majorité des sections de la ville (35 sur 48), accepte la guerre et constitue un comité central révolutionnaire. Quelle a été son action? Si nominative que soit restée son institution, elle a été un signe du temps, et elle a marqué la direction i suivre contre la Gironde, maîtresse de la majorité de la Convention.

Danton, de son côté, a dû agir sur la société des Cor-

MO mm.um

fbjKm^lwMBn 4* m TÙ politique; quoiqu'il Qe soDgedt ^*i awjSMIÎDa sur Hda aMyorité qa'il jugeait compro- MlttelliK poQT 1» BJVoliitKMDf il n'a yaa dû se dissimolct flHi II m nomwaa^ éokteit, II ne l'arrêterait pas aus IMtH dft flet 'iUnit panODllels, mais, quoique BUU I <( didùgnant les rancunes, il wâBB, le salut de la Révolatiin 'CtniMm Imt^'i «myiar «b bot par des oonsidéntîom

Le raonreDUnt était înAntéble. Les Giiondios eem- ' IJbimt powwr qw tout ât«it U pour eux, et que, vienne limooèlQt la défilite, ile «raient à livrer uue bataiU° MfcteU oOBtTC Fivii. Aotraneut on ne s'expliquer^^ iMtl pnfowtù»» «k km» nRUmures, que par une estf"-' tagau» ^ P«at eotmr diai quelques cerveaux, m.^^

^ na Mnut pas 1« inim d'une réunion d'iiommee r^* laohéi par une action orannnme.

'* I* oanuaiuitn dai Dotum dq perdit pas de tei]:3.J^ dans 80D actïiiHt, ou da moins, elle m<HLtro prompten0^ qu'elle voalait Be fortifier pat dea décrète. Elle ^ d'abord un appel aux bons citojens, parce qne, poor tcH» les paitifl, lea bons citoyens sont toqjoois oeox qui 1" ■errent; elle fit on appel aux intérêts publics, pares fVi iosolenoe envers noe nation qu'on a le droit d'e^pelsr» " l'on vent, nne nation de réTolntionnaîree, mais qa'on 0^ pas le droit de &ire considérer comme une nation <^ voleurs, il est devenu néanmoins de règle qne I<* hommes politiques croient habile d'exciter la crainte ^ pillage, quoique dans tontes les révolutions firançaisea, » on s'est emparé des armes, là où on les a décoavârtea,(]n a toiyouTS fusillé les voleurs sur place. C'est nne aapi*

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orité monde que nous avons, en effet, snr beaucoup 'autres nations, que nos mouvements révolutionnaires mt des moments critiques pour les voleurs, parce qu'une Lstice sommaire et rigoureuse a raison d'eux sur le iiamp, s'ils tentent d'exercer leur industrie. Mais, par Lotifs d'habitude, la commission des Douze, admettant kcilement l'idée d'une insurrection, ne pouvait manquer de 3 placer et de placer la fortune publique sous la sauvearde des bons citoyens, et ce ftit ainsi décrété. Il fut écrété aussi qu'à l'appel du tambour ils se rendraient 1 lieu du rassemblement, pour marcher au premier gnal qui leur serait donné, mais on ne voit pas de disosition prise pour empêcher les mauvais citoyens, si ombreux, de se rendre aussi au lieu du rassemblement. [ fut décrété enfin que les sections seraient fermées à îx heures du soir.

H n'y a pas besoin de tels décrets, quand on a pour soi i majorité de la population, et ils deviennent une arme )ntre soi-même, quand la majorité hostile doit y trouver 1 contraire un rendez-vous assigné.

Mais la commission des Douze, autorisée à faire rrêter les auteurs de complots, peu disposée à ne pas onner lieu aux réclamations, n'hésita pas à regarder >mme conspirateurs et à faire arrêter ceux qui s'éleaient contre l'état de choses qu'elle voulait établir, et eux mêmes qui tenaient de simples propos. Elle fit irêter, pour son début, non pas seulement deux inspec- «ure de police qui avaient fait des propositions révolutionnaires à la Commune, mais encore cet Hébert, devenu si tristement célèbre, auteur de l'ignoble Père Dmhêne^ ilors revêtu des fonctions de substitut du procureur de

tl02 --laÊim ra u aiaœiDE

tfa Oommane, et, «n ontn, un président de 8ectî«.at •Jina ëeetébÊim de wctûia, auxquels on ne retraon .^puanainaii^iRtùm, nuis qjù vraisemblablement n'étaient ■m CKrondiiu, ni ic^vlistea.

',. Qm «rçBtitùniB ailntnizefi, faites de Duit, et en viola- .ttittndaila loi èUe-nâma, ne devaient pas calmer l'irri- ■ttHaOt ni déùntàreuer lea p&triotcB.

. . . Oe fbt lue expUNÔon. lie Conseil gL-ni?ral Ini-tc^nier 4rt pou «ndin anx moBOiee rùvolntionnaires, provoqn» jn^ pétition à Ift OcmventioD, moyen assurément le pliu f»nifir[TTfi qa'(Hi p&t oonwiUer au milieu de la Bnresùiitiflai génàmle.

'„ Ifaigté l'azden qne^daiu chaque section, les adTe^ JMW de Ift Béndntion dévflloppaient, comme à un m^ JVent déoisif; malgré le détordre qu'ils s'efforçaient d'j jeter, la pétitûm eut l'adhéBiou de tontes les sections, ^ • J'expiftion Molament de quelques-unes, deux ou troi^i .dont l'eeprit monarcblqae n'étnit mis en doute que V^ ceux qui mettaient de la complaisance à se payer ^'^ mots et d'étiquettes. La pétition fut donc présentée p** la municipalité à la Convention, et Isuard, qui préaid»*^ y fit une réponse menaçante qui était bien dans l'esp^ provocateur animant les Girondins, trop confiante dan^ ^ enccèa, mus qui avait an moius le malheur d'être **" misérable plagiat du manifeste de Brunswick coa"^ Paris».

(1) • Uagistnts du penpie, il est nrgsDt que vous entendia àif

■ vériléB imporUntes. La France a confié ses représeotants iU

■ ville de Paris, el elle veut qa'iÎB y soient en Kùreté. Si I& repré-

■ fientfttion nationale était violée par une de ces conspirations dont

■ nous avons été euloarés depuis le 10 mars, et dont tes magistnli

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Quand on est en position de réaliser de pareilles menaces, elles ne sont pas à leur place dans la bouche du président d'une assemblée nationale, et quand elles ne sont pas réalisables, elles ne sont plus qu'une &nfaronnade ridicule.

Pourtant une partie de la majorité ne se contentait pas de Tordre du jour sur la pétition, et d'associer ainsi la Convention aux mesures arbitraires et illégales de la commission des Douze; elle voulait ordonner l'impression de la réponse du président, probablement dans le dessein constamment suivi d'exciter la rivalité des départements contre la capitale. Il fallut que Danton, dans le rôle duquel pourtant il ne rentrait pas alors de ramener les Girondins à plus de prudence, leur fît comprendre la portée du vote demandé.

Deux jours après, la majorité des sections vota de nou- T-can la mise en liberté des prisonniers de la commission les Douze; celle-ci, de son côté, usant toujours de la même manière du droit qu'elle s'était fait donner d'incarcérer les conspirateurs, faisait arrêter un président de section qui avait seulement refusé, on n'a pas dit à <ini, la communication d'un registre de délibérations. La section, tout naturellement, prenait la résolution de Venir réclamer son président à la Convention, et la com- ^sion des Douze, sans autorisation de la Convention, ^8 l'intermédiaire des autorités administratives, convoquait trois sections armées, pour envelopper et protéger

■ ont été les derniers à nous avertir, je le déclare, au nom de la « République, Paris éprouverait la vengeance de la France, et serait « rayé de la liste des cités. •

(Réponse d'Isnard, séance du 25 mai.y

I9i HÊOvB DB LA amâsim

VàMaeeStiUm pKftrtMement contre un danger qui n'existât pwalon, BMÛ prr'bablemetit aussi pour fnire une .Kàlïi'a maintenant le secret de la com* ■JliV tMM UQA actes 8emi)leDt pousser svsténi^ t an'déscffdre, pour en faire sortir des conflits, 1 et Wtaille, une victoire pent-être, Aoot ieoi'la proâCflftt été certainement pour le parti royalisti'. MaÛ, iigUB Tévélateur des situations et des choses, h ■awnDinioa dM Donze avait convoqué tout pr^îsément ftMÎK dM qWbw section» royaliste, dont l'une dW

•MODT flnS'bonuM

;■ 'D y Kvitit,- dftDi la coramieBion des Douze, des hommïs Lirivière, qni avaient de fort boDoes I d^DOmpter mir le concoure de oes sectiona. GH bommoB-lA, q^ui étaient chaînés de pouHser à l'anarchie et k'itk gœiw drUe A l'iuti'rieur, pendant que la Franre ■nit'ft I^pottdN' A ifL ^erre étrangère, n'avaient pas il •i ptéoBWrptf des déBfwtres de leur action, ni de l'effet moral de leurs mesures; mais pour les Giroodine vrais, ceux purs de toute menée et honuêtee de ccenr, quel aren emel à faire à la France, que de constater aux jeax de tous qu'ils ne trouvaient plua de ressonrcea qne dans lee annes royàliatee, et qnel enseignement pour Paris, qni pooTait bien croire mênae au royalisme de ceux qni avaient recours exclusivement aux royalistes. ■ Il en ressortait encore un bien autre enseignement, et, tons ce rapport aassi, ce sont les Girondins qui ont inventé le moyen enaployé contre eux-mêmes. Si la commisBion des Donze, usurpant résolâment, dans la Convention et dans Paris, un pouvoir qui ne loi appartenùt pas, convoquait tiois sections royalistes en armes, avec

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