CHUTE DB LA GIROKDB
leurs canons, mèche allumée, rien n'empêchait les seo tions patriotes, douze fois plus nombreuses, de se convoquer aussi, et de ne pas laisser une petite minorité disposer par un coup de main peut-être du sort de la Bépublique, ou tout au moins faire une démonstration contraire à la véritable opinion publique. L'emploi de ce petit moyen, enfant des Girondins, pouvait être aussi une occasion d'exercer sur leur majorité qui n'était qu'une coi^ition une pression dont le bénéfice ne tournerait pas au profit des royalistes.
Et, quant au résultat, le procédé de la commission des Douze n'avait réussi qu'à jeter une panique dans la majorité que sa commission n'avait pas mise dans le secret, et qui se croyait assiégée par des ennemis tandis que le procédé des sections devait avoir des conséquences d'un positivisme certain.
La panique de la majorité n'était pas seulement une impression ktérieure, car le bruit de la mise en état de siège de la Convention s'était répandu, et le ministre Garât et le maire Pache se rendirent dans cet ordre d'idées à la Convention. C'est le maire, qui se plaignait d'ailleurs des usurpations des Douze, qui a révélé que les autorités de Paris n'étaient pour rien dans ce qui se passait, et qu'il fallait s'en prendre à la commission. Mais le maire, conformément à l'usage qu'on a raison de ne plus pratiquer, mais qui existait alors, d'admettre les pétitionnaires à la barre, demandait à la Convention d'entendre les réclamants contre les incarcérations. Il était dix heures du soir, et la Gironde le remarquait alors seulement, en demandant que la séance fût levée, d'où un tumulte au milieu duquel les pétitionnaires sont
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tibÛB «Dan, M demandeot nettement la enppresaîon de U oommÎMÎoit dea Dôme et l'élargissement de ee» pri- ■onniai». Cette demanfe était en Téalité dans le vif de la qaertJMi jot denit éxdter-la colère de ceux qa'elle ■tteignait, «t>d*aiitMe pétitioDiialreB se succédant les nos aux antaei, le trouble gignait la majorité eUe-même,
. teriUlte par 1» odère des uns, la timidité des autres, niéûtation oa Im £itigiie de qnelqnea-ttiB. Il eit {i IHolieUfl que le détnet de Boppresaion de U d et de mise en liberté, de «ee prisoimien fat wm ':d4«Mt donteDX, loadu sa milîeii d'un désordre qui n*Mi wm&Bt
'j$» U BÎnoérité, meia enfin il tai prodamé, et td«t IWl pid aostttM qne teB prîiomiiars étùant nndBa i 1b HliÉttéi et que la oommiBaûm dea Dooze n'esietait ploa K v 'iiy :-' > '^Des OinmdïDB eax-mémee ont roté oe déontAM^ plane réadation et Ton d'enz, oa dn moiiia q«i;)ntl|Bt •kn pour Qîrondin, m a laiaaé va témoignage é^<||M leqnd on tetronre l'e^teBsion d'un homme qui iMHaÉI% qoi ne se laiBse pas emporter aux exagérations de ses amia, et qoi s'élève pourtant avec ane grande énergie
(1} t Cette oouTelle répandit une grande joie populaire et un
< Biomeat de calme dans Paris. Le visage même du maire sembift » respirer un contentement sincère de voir les troubles ipiisés. ■ CependaQt les GiroDdiuB, décidés à combattre en désespérés et ft ne
< pas céder la Tictoire à leurs adTersoires, se réunissent le lende-
• main avec la plus brûlante indignation. Lanjuinais surtout, qui
• n'avait pris aucune part aux haines d'orgueil (pii diviMÎent lei « denz côtés de la Ckinvention, et à qui on pardonnait sou ofdnià-
• treté, parce qu'aucun ressentiment personnel ne semblait l'animer,
• LanjniaaiB arrive, plein de chaleur et de résolution, pour Elire
• honte à l'Assemblée de sa faiblesse de la Teille. •
(ThUri, n, 235.J